Concours Saveurs Durables : c’est bio, local, vegan et… les votes sont ouverts !


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Bonjour à tous, le post d’aujourd’hui n’a rien à voir avec la spiritualité, le paganisme ou la sorcellerie, promis, j’en ai quelques uns dans mes tiroirs pour la suite ;)

En ce moment se déroule un concours de cuisine vegan, locale et durable organisé par Saveurs Durables. Le but ? élaborer un dessert d’automne gourmand, vegan, sans chocolat ni café et surtout à base d’ingrédients bios et locaux.

Je participe à cette belle initiative avec mon autre blog, Tasse à Thé et une recette de fondants d’automne à la citrouille et aux marrons glacés et j’ai besoin de vous ! Oui, toi aussi là bas, au fond, qui te caches derrière ton écran, j’ai besoin de TOI !

L’un des finaliste sera en effet désigné par les votes du public (donc vous ^^) et, devinez quoi ? Ils viennent d’ouvrir et n’attendent que vous (et oui, toi aussi, au fond à gauche, toi aussi !). Alors, je ne vais pas vous mentir, le top, c’est quand même que vous votiez pour ma recette de Fondants d’Automne Citrouille-Marrons, ce serait vachement sympa ! Mais en même temps, si vous avez un coup de cœur pour une autre des merveilleuses douceurs proposées (et il y en a… miam !), je ne vous en voudrais pas, le but c’est quand même d’alimenter ce beau projet !

Et si au passage, ma recette est sélectionnée pour aller en finale, tant mieux !
Alors à vous de jouer et surtout, de voter !!! <3

=> VOTEZ ICI ! <=

Découvrez ma recette sur Tasse à Thé
=> FONDANTS D’AUTOMNE CITROUILLE-MARRONS <=

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Un grand merci d’avance à tous ceux et toutes celles qui voteront pour mes petits fondants ! et surtout, quelle que soit votre recette favorite, pensez à diffuser ce concours autour de vous ! <3


Un jeu oublié, un cutter & une tasse de thé


Il y a un peu plus d’un an, via le boulot, j’ai récupéré pour pas trop cher des jeux de cartes divinatoires : plusieurs exemplaires de mon adoré Tarot Arthurien dont il ne reste plus que le mien et un en rab et surtout 5 exemplaires du Tarot Runique dont je vais vous parler aujourd’hui. Ce « tarot » qui est en fait un oracle avec un système propre n’est pas arrivé dans ma vie au bon moment, pour faire simple, tout partait en cacahuète. Alors après avoir offerts, vendus ou troqué mes exemplaires en rab, j’ai fini par vendre aussi mon propre exemplaire. Cela ne pas fait ni chaud ni froid, je ne m’en étais pas beaucoup servi, je n’avais pas accroché, il représentait une période que je voulais laisser derrière moi. Fin de l’histoire a priori.

A priori, parce qu’en faisant du tri à l’occasion de mon grand ménage de Samhain, j’ai eu la surprise d’en retrouver un exemplaire au fond d’un placard ! J’étais persuadée de ne plus avoir d’exemplaire alors imaginez mon étonnement. Je ne crois pas vraiment au hasard, pour moi il y a les probabilités et les signes. Ce tarot c’est un signe, surtout à un moment où j’arrive enfin a regarder les mois compliqués qu’il a représenté et où je retravaille à nouveau pas mal avec les Runes. Je me souviens ne pas voir totalement accroché avec des dessins, alors qu’aujourd’hui, c’est un énorme coup de cœur. De la même façon, je ne me retrouvais pas dans l’organisation des cartes que je trouve brouillonne et qui fait totalement sens aujourd’hui. Bref, vous l’avez compris, le timing n’était pas le bon et l’Univers m’a donné une seconde chance dont je profite pleinement.

Le Tarot Runique - cartes et livre

Le Tarot Runique

Si j’ai totalement craqué pour ce « tarot » oublié, un aspect me posait quand même un problème. Ce jeu est fait de la même façon que le Wildwood tarot, un carton pas super épais et surtout de larges bordures qui me sortent par les yeux. Alors, comme pour le Wildwood, j’ai sorti mon attirail de bouchère hérétique (cutter, réglette, planche à découper) et je l’ai amputé de ces bandes blanches, d’un demi-centimètre. Comme pour le Wildwood, la chenille est devenue papillon et les images ont pris toute leur importance. C’est amusant parce que la plupart de mes jeux ont des bordures, et dans 99% des cas, cela ne me gène absolument pas bien au contraire. Seule différence ici avec le Wildwood, je n’ai pas arrondi les angles pour préserver une petite bordure colorée dont la couleur représente chaque type de carte. Au final, cela m’a pris une soirée, très tranquillement avec une tasse de thé et depuis, ce jeu ne me quitte plus.

Le Tarot Runique - Coffret

Le tarot runique

Pour ne pas m’arrêter là, j’ai aussi attaqué le coffret, pour détacher le livret de l’inutile morceau de carton qui le rendait peu pratique. C’est pas glamour, mais efficace.

Le Tarot Runique - coffret 2

Et hop, un livre sans le coffret qui prend de la place pour rien

Le Tarot Runique - Livret

Le livret est organisé comme ceux de chez Connections, l’éditeur UK

Je sais que pour certaines personnes, découper un jeu est un sacrilège. Pour moi, c’est comme une amputation (toute proportion gardée), un mal nécessaire dans certains cas. Je vous propose donc de jeter un rapide coup d’œil à ce jeu. Si cela vous intéresse, j’en ferais peut-être une review.

Le Tarot Runique - cartes des runes

Les cartes des runes, qui peuvent astucieusement remplacer un jeu en pierres.

Le Tarot Runique - cartes des runes 2

Un autre aperçu. En découpant les bordures, j’ai sacrifié les noms des runes, rien de bien grave.

Le Tarot Runique - cartes des solstices & equinoxes

Des cartes pour les solstices et équinoxes, de beau Greenmen qui décorent mon autel.

Le Tarot Runique - cartes des saisons

Un aperçu des autres cartes, après les runes, il y a également 4 « suites » en fonction des 4 festivals solaires. C’est bien fait, un peu tarotesque dans l’idée.

Voilà, vous en pensez quoi ? vous l’avez ? vous aimeriez le trouver ? ou pas ? Je ne suis pas sure qu’il « parle » des masses aux puristes des runes mais pour moi qui les utilise de façon « amateur », c’est un joli jeu et un outil intéressant :)


Tasséomancie


J’ai rédigé un article sur la tasséomancie en tant que guest-blogger pour le blog Mon Étrange Vie. Si ça vous tente, pour y jeter un oeil, cliquez sur l’image :)

tasséo


Des news…


Depuis un long moment déjà, j’ai envie de changer un peu le format de mes posts ici, envie de revenir un peu à ce que j’ai pu faire il y a quelques années. En sommes, ne plus pondre uniquement des pavés soporifiques de longs articles de réflexion mais partager plus et sur des sujets plus « quotidiens ». Parce que les reviews, les longues tirades… etc c’est bien, mais je n’ai pas envie de m’arrêter à ça, pas envie d’être bloqué après quelques lignes parce que mon perfectionnisme à la noix me souffle à l’oreille « mais non, ne publie pas ça, ce n’est pas assez aboutit, ne dit pas ça comme ça, c’est étymologiquement incorrect ». C’est chiant, pas vivant sur le blog et pas dans mon mood du moment voilà.

Je vais donc vous parler de plein de trucs pas profonds pour deux yens, de petits bonheurs quotidiens, de trucs sorciéro-moldus parce que la vie ce n’est pas le paganisme/sorcellerie/spiritualité/religion/rituels/sacré (rayez les mentions inutiles) d’un côté et le reste de l’autre, hermétiquement séparé. Je ne veux pas d’un mur de Berlin dans ma vie (même si soyons honnête, le fameux mur n’était pas exactement étanche… bref).

Du coup, aujourd’hui, c’est news.

Sur le Tarot des Yeux d’abord, qui avance tout doucement. Après l’avoir terminé, je ne suis absolument pas contente de mes cartes de Cour, je reprends donc leur élaboration de zéro. Ça va prendre du temps de le mettre au point, mais quitte à bosser, autant le faire bien ;) Et puis, les temps de latence, de repos créatifs sont importants pour moi. J’ai avancé assez vite sur une partie de la réalisation et un peu perdu mon souffle sur la suite, les esquisses n’étaient pas assez abouties, j’aurais dû prendre mon temps (d’autant plus que les cartes de Cour, je trouve ça pas simple du tout côté créa).

Espace de travail vue de trois quart

Elle est pas belle ma table ? Et bientôt, le meuble de droite (avec l’imprimante) sera remplacé par une rallonge en arrondi. Peut-être, on verra ce que ça donne ^_^

Côté pratique, Samhain est passé, tranquille et a apporté ma grisaille adorée, la pluie qui me berce si bien et leur copain le froid, un peu timide pour l’instant mais qui a déjà rechargé mes batterie d’animal polaire. C’est un fait, la chaleur et moi, on ne s’entend pas, elle me rend malade (physiquement : grippe, angine… etc pour moi, c’est en été). J’ai donc accueillit l’automne avec le plus grand des plaisirs. J’ai fait mon grand ménage de Samhain également et j’en ai profité pour changer un peu mon espace de travail aka ma chambre qui fait aussi office de bureau puisque grande (25m² environ, oui, je sais, locataire de studio parisiens, vous me maudissez. Moi j’vous aime quand même, promis). Rien de détonnant, juste envie de mélanger du vieux avec mes meubles neufs. Mon ancien bureau, blanc, aseptisé a laissé sa place et j’ai monté (en me bloquant le dos et avec l’aide de daddy) notre ancienne table de cuisine à la place. Pour la petite histoire, cette table je l’aime, d’amour, elle a appartenu à mon arrière grand-mère, a meublé notre cuisine quand j’étais petite avant d’accueillir mon fatras. Elle a une âme, toute douce et chaleureuse, elle a résisté à des décennies de marmites, de gosses, de déménagements. Bref, maintenant j’en profite au quotidien et son style contraste à merveille avec ma balle de bureau (je vous ferais peut-être un article dessus si ça vous intéresse, sur la balle hein, pas la table ^^).

tasse de thé

Qui veut du thé ? :D

J’en ai profité pour rapprocher mes jeux, j’adore les avoir à portée de main, c’est plus pratique pour les tirages (que je fais sur ma table d’amûûûr du coup) et le travail au quotidien. Et j’ai aussi fait de la place, même si cela ne se voit pas vraiment au quotidien entre les tasses de thé, les cartes et autres papiers qui envahissent mon espace de travail. Mais au moins, j’essaie d’aller me coucher avec quelque chose de rangé. Je dors mieux.

Voilà, j’ai aussi relancé ma boutique (le Laboratoire de Sortilèges vous vous souvenez ? Maintenant, c’est tout simplement Siùlòir Aisling et c’est toujours sur ALM ^^) et mon blog de thé (tant qu’à boire du thé à longueur de journée, autant en faire quelque chose) en plus d’autres projets pro et perso. Je n’ai pas chômé, j’ai même eu le temps de retrouver un jeu perdu au fond d’un placard mais ça je vous ferais un article (petit) dessus ;) (tout à l’heure si vous êtes sages !).

C’est fou, l’année est passée à la fois si vite et si lentement, un peu comme un torrent de boue, elle a tout emportée dans son élan pâteux. Elle a embourbé plein de relations, de motivations, de projets et a laissé cette impression de no man’s land. L’avantage c’est que cela a remis pas mal de choses à plat et que cela m’a redonné l’envie de partager activement avec le reste de l’humanité (ou au moins une partie, hier j’ai découvert #TeamNabilla sur twitter et j’ai failli en mourir, ça m’apprendra à vivre dans le monde doux et sucré de #LMP ;) ).

Je me suis aussi bricolée une signature à coller sur les photos… etc que je publie, c’est pas grand chose mais je l’aime bien et après tout « Le bonheur est dans les détails ». Ce type de post vous plait ? vous êtes maso préférez mes pavés ? les deux ? Et pour ceux qui veulent prendre contact, échanger, partager, c’est par là :)

(Notez quand même que parfois, je mets 3 plombes à répondre, parfois non, parfois vous tombez dans mes spams, parfois la poste paume vos lettres… etc Les aléas de la vie quoi ^_^)

Siuloir Aisling - Filigrane photos


Espace sacré et éco-activisme païen


2014 (et la fin 2013) aura définitivement été l’année des grandes prises de conscience (option, paf dans ta face il faut l’avouer). Prendre conscience puis prendre position pour finalement se retrouver sur la bonne voie et le ressentir au plus profond de mon être quitte à encaisser quelques coups à l’égo au passage.

Aujourd’hui, je veux vous parler de la Terre. En fait, cela fait plusieurs mois que j’essaie de mettre en forme un article sur l’espace sacré dans ma pratique païenne. Sans succès. J’ai aussi tenté d’écrire sur l’engagement politique/citoyen et le paganisme, là encore, sans arriver à aller au bout. Je ne manquais pas d’idées sur ces thèmes mais je n’arrivais pas à articuler mon propos, à mettre des mots sur mes ressentis et à les intégrer dans mes actions. Au final, ce n’est pas vraiment un problème d’écriture mais quelque chose de plus profond qui a créé ce blocage.

Et puis il y a eu le déclic, la prise de conscience et surtout, SURTOUT l’acceptation de celle-ci. Comme par miracle, j’arrive à écrire, à mettre des mots sur mes idées même si mon propos reste embrouillé. La clarté verbale viendra avec le temps, ce qui compte le plus pour moi, c’est que mon esprit est clair. Je vais donc vous parler de la Terre en tant qu’espace sacré et du sacré dans la vie quotidienne. Je risque de vous faire fuir avec mon discours écolo-casse-pompes mais cette réflexion n’existe pas dans mon côté « bouffeuse de légumes bios ».

L’espace sacré dans le cadre du néo-paganisme est quelques chose d’assez mal définit, au moins de mon point de vue. Les catholiques ont des églises, les protestants, des temples, les juifs, des synagogues, les musulmans des mosquées, les hindous, des temples (mais pas les mêmes que plus haut hein ^^)… etc Pour les besoins de mon propos, j’utiliserai ici le terme de générique de temple pour parler d’un lieu de culte.

Nombre de religions ont donc leurs temples, mais ce n’est pas systématique, notamment dans le néo-paganisme. Le néo-paganisme c’est avant tout un terme ombrelle chapiteau sous lequel on retrouve des religions et des spiritualités qui n’ont pas grand-chose à voir les unes avec les autres. Le néo-paganisme, ce n’est pas une religion avec une structure, une hiérarchie, des ministres du culte et des temples. C’est un ensemble de gens qui croient en des choses parfois semblables, parfois non, qui se regroupent ou pratiquent seuls. Bref, c’est un joyeux bordel dont on (le net, nous, vous, eux, la société… etc) essaie parfois de nous faire croire qu’il s’agit une seule entité. Là, j’ai envie de dire, kikoo lol parce que dans néo-paganisme, il y a paganisme dont la racine « paganus » signifie pour certains paysan ou pays (au sens terre sur laquelle tu habites toi gentil lecteur), on va passer sur les débats étymologiques qui entoure le terme. Personnellement, je défini « paganisme » comme « culte de la terre » ou, comme disent nos amis anglo-saxons « Earth Based Spirituality/Religion. Une religion/spiritualité (je ne vais pas me relancer dans le débat sur l’usage de ces termes) basée sur la révérence de la terre, de la Nature avec un grand N (et pas forcément en opposition à la Technique, création humaine).

Pour faire simple, ce que je veux dire, c’est que pour moi, le paganisme, MON paganisme a pour épicentre la vénération de la Terre, de l’équilibre naturel. La Nature est mon temple comme on le voit souvent sur de joiles photos sur les réseaux sociaux. Du coup, vous parler de l’espace sacré, c’est pour moi vous parler de la Nature, qu’il s’agisse du parc derrière chez moi avec sa mini forêt de lauriers sauce, des bois dans lesquels j’aime me perdre ou juste des jolis massifs du rond-point d’à côté. Où qu’elle soit, la nature est sacrée pour moi et le moindre espace où elle perce le béton, un espace sacré. Plutôt grand comme temple n’est-ce pas ?

Pendant longtemps, quand on me posait des questions sur mon espace sacré, je parlais de mon autel. Cela ne m’empêchait pas de percevoir le sacré des bois et des sources mais je limitais géographiquement mon espace sacré à mon autel. Et c’était dommage, car mon autel est à l’intérieur et en un sens profondément technique (au sens de « human-made »). C’est dommage car c’est bien dans les petits bouts de nature, à l’extérieur, que ma magie est la plus tangible or le principe (pour moi) de l’espace sacré est d’être un endroit où la communication avec les dieux et les esprits est la plus aisée, la plus naturelle. Pour faire simple, la nature, c’est mon téléphone portable avec les dieux, mon autel, c’est plus un bipeur.

Ces derniers jours, comme à chaque fois que je bosse sur le Tarot des Yeux, j’ai mis en fond des documentaires. Cela fait longtemps que je suis désabusée vis-à-vis de notre civilisation. Avaler des hormones, vacciner automatiquement les enfants avec des produits sur lesquels on n’a pas de recul, polluer les océans avec des déchets nucléaires… bref, à chaque fois que j’y pense, je suis tiraillée entre l’envie de casser quelque chose et celle de m’exiler loin de cette société pour pleurer.

Pourquoi ? Pourquoi suis-je si affectée de voir le monde être bétonné ? Pourquoi est-ce que les bidons de Round-up dans les jardineries me rendent folle de rage ?

La réponse à cette question n’est pas évidente. Parce que la forêt c’est chouette, que les pommes pleines de pesticides n’ont pas de goût ou encore que j’aime les fleurs qui poussent sur les trottoirs ? Oui et non. J’ai fini par réaliser que c’est la souillure du sacré qui me blesse. Le sacré n’est pas uniquement présent dans la nature, on le trouve dans les temples quels qu’ils soient, dans les bibliothèques et sur nos autels aux bougies en paraffine. Le sacré, l’espace sacré, c’est l’espace qui est respecté, honoré, aimé, apprécié. Je prends soin de mon autel, j’y place chaque chose avec amour, je l’entretiens, le nourris d’énergie et de respect.

Autel de Mabon 2014

Autel de Mabon 2014

Et là, il y a eu la prise de conscience. Celle qui m’a fait comprendre pourquoi je mange bio et local, pourquoi je composte mes pelures de poire et pourquoi je ramasse les papiers qui trainent en forêt. J’entretiens l’espace sacré, commun, la maison de tous. Et ma réflexion est allée plus loin quand je me suis demandée pourquoi les dérives de l’industrie agro-alimentaire me mettaient en colère. Parce qu’elle porte atteinte à nos corps, à nous, à la divinité de l’animal, qu’il soit homme, lapin, bœuf. On est tous au même niveau, tous utilisés, tous dégradé et l’environnement avec.

« My body is my temple », « Nature is my temple »… et bien quel mauvais soin nous prenons de nos temples ! Notre société souille l’espace sacré et cela me désole. J’ai compris qu’attendre et râler ne mènerait pas loin, qu’entretenir son espace sacré comme on entretien son petit lopin de terre au milieu d’une décharge ne pourrait pas me satisfaire maintenant que j’ai ouvert les yeux.

Et puis d’autres réalisations sont arrivées, comme la vague d’un tsunami, elles ont fait pas mal de dégâts dans la petite ville de convictions que je m’étais construite, elles ont emporté beaucoup de choses. Et je me suis assise au milieu de mes ruines. J’ai vu que mes valeurs étaient toujours là, bien droites et que de vieilles idées, des passions, des envies qui avaient été étouffées par les pubs, le groupe, les messages dont on nous bombarde ont refait surface. Mes convictions de gosse ont survécu à la tempête qui a emporté mes consensus d’adulte. J’ai décidé de reconstruire mon autel intérieur et d’entretenir l’espace sacré. J’ai décidé d’arrêter de me cacher derrière mon petit doigt et d’agir et surtout, surtout de ne pas renoncer comme je l’ai fait par le passé.

Fail Earth once, society’s bad, fail Earth twice my bad.

C’est donc en essayant de comprendre ma vision du sacré, de l’espace sacré que j’ai compris le pourquoi du comment de l’action politico-environnementale de certains païens comme Starhawk. En fait, ils ne font qu’entretenir l’espace sacré, celui que nous partageons tous, notre maison.

S’engager au service de l’environnement est l’affaire de tous et dans ce « tous », il y a moi, petite païenne. Je vais terminer cet article en jus de boudin comme on dit (végé le boudin, ne vous en faites pas ;) ) et vous laissez sur une citation du Dalai Lama…

Si vous avez l’impression de ne pas pouvoir y faire grand chose, tentez l’expérience de dormir avec un moustique … et vous verrez lequel des deux empêche l’autre de dormir.

Si vous avez lu la totalité de mon blabla, vous avez bien du courage !

maison


[Review] The Camelot Oracle


Camelot oracle image titre

Aujourd’hui je vous présente un jeu que j’aime beaucoup et qui, je trouve, passe un peu inaperçu sur le web. The Camelot Oracle est un hybride, un oracle qui peut être divinatoire mais qui surtout est un formidable outil de connaissance de soi et de développement basé sur le travail avec les archétypes de la légende arthurienne et du cycle du Graal. Il a l’avantage de marier le développement de soi avec cet aspect magique, sacré d’Avalon. Cette review est un peu décousue, je m’en excuse par avance, en ce moment j’ai du mal à faire passer mes idées de façon fluide.

01-Infos pratiques

Auteur : John Matthews

Illustrations : Will Worthington

Éditeur : Connections

Année de sortie : 2012

Langue : Anglais (pas de version traduite à ma connaissance malheureusement)

Thème : La légende Arthurienne et le cycle du Graal

Présenté sous forme de coffret, The Camelot Oracle contient, dans une boîte en carton rigide, un livret de 128 pages, un plan des Terres d’Aventures et 40 cartes. Un petit kit complet qui vous permettra de réaliser vos tirages. De façon générale, la qualité (matérielle) du coffret est plutôt pas mal pour un objet « mass market ». Sur internet on trouve ce coffret pour une quinzaine d’euros ce qui est dans la moyenne pour ce type de jeu.

 

Les cartes

Le jeu se compose de 40 cartes, 32 cartes personnages et 8 cartes chemins. On a donc 32 personnages archétypaux tirés de l’univers Arthurien, des cartes richement illustrées et colorées, franchement magnifiques. Si vous aimez le travail de Will Worthington, vous apprécierez ces illustrations. John Matthews n’a pas inclus tous les personnages de cet univers, cela aurait été impossible tant ils sont nombreux. Si j’aurais aimé voir Morgause par exemple, je comprends ses choix qui ont pour but d’avoir 32 archétypes avec lesquels travailler. Notez tout de même qu’il y a beaucoup plus de cartes masculines que féminines.

Les 8 cartes chemins représentent chacune un cheminement personnel dans le cadre d’une situation donnée. Chaque chemin mène vers un lieu-archétype (présent sur la carte des Terres d’Aventure) et comporte les caractéristiques d’une quête-type telle qu’on peut la trouver dans les légendes Arthurienne. Le principe est assez simple, il existe un certain nombre de façon d’aborder une situation et à chaque fois cela correspond au cheminement d’une quête. Ces cartes sont en bleu et blanc, plus stylisées que les cartes personnages mais très esthétiques néanmoins et relativement détaillées.

Cartes chemins

En tant qu’objet, les cartes sont d’une taille standard, faciles à prendre en main. La qualité ne vaudra jamais celle du tarot Arthurien par exemple mais comparé à d’autres jeux, ce n’est pas mal du tout. Rien de totalement délirant non plus hein, le dos est basique mais joli, les bordures un peu présentes (surtout si vous n’aimez pas ça en général) et non découpables à cause des cartouches qui contiennent les titres des cartes mais globalement rien de bien grave et surtout rien qui n’empêche l’utilisation du jeu (pas comme le grammage ridicule du Wildwood tarot …).

Dos des cartes

Le livre compagnon

Le livre compagnon du jeu est très bien organisé. Après une mise dans le contexte de la légende Arthurienne et une introduction dans laquelle John Matthews explique ses parti-pris en matière de choix des archétypes, les différents éléments du jeu sont présenté en détail. L’auteur propose ensuite un pas à pas pour l’utilisation du jeu. Le chapitre suivant, dédié à la méditation, reprend les bases et propose 3 méditations guidées. Enfin, le livre offre une bibliographie complète. Voilà pour l’aspect général de la bête.

Livre compagnon

Si on regarde plus en détail la façon dont est présentée la partie qui traite des cartes, on découvre que chaque carte personnage est traitée sur une double page où l’on trouve la représentation de la carte, le nom du personnage, un mot-clé ainsi que ses caractéristiques. On trouve également un paragraphe qui présente le personnage de façon succincte et donne des pistes de recherches.

Le plus important peut-être dans l’utilisation de cet oracle ce sont, d’une part le paragraphe dans lequel le personnage parle à la première personne en tant que champion et les questions qu’il pose en tant qu’opposant (pour en savoir plus, rendez-vous dans « Utilisation des cartes » un peu plus bas. Le monologue du champion permet au personnage de se présenter, de donner ses points forts et ses points faibles en tant qu’archétype auquel on s’identifie et aussi quelques conseils en tant que guide.

L’opposant pose une question pour chaque lieu vers lequel la carte chemin que vous avez tirée vous dirige. Il ne s’agit pas de questions négatives mais plus de remises en question, d’un autre éclairage sur la situation qui vous permet d’avancer de manière constructive.

Enfin, John Matthews propose dans un encadré des informations visant à travailler avec l’archétype du personnage à travers la méditation.

page de personnage

Les pages traitant des chemins sont moins développées mais claires et de toute manière très bien complétées par une double page pour chaque destination. Du coup on a à la fois l’analyse du cheminement et celle de la destination. Ne dit-on après tout pas que le voyage est aussi important que la destination ?

pages des chemins

Côté lieux, chacun dispose d’une double page comme pour les personnages, on retrouve la représentation du lieu telle que présente sur le plan des Terres d’Aventure, le nom du lieu, la direction à prendre à partir de Camelot, un mot clé et les caractéristiques de l’endroit. Ensuite un paragraphe présente, ici encore, succinctement le lieu. Dans le cadre du tirage, c’est la partie qui traite de la guidance apportée par l’archétype qui vous intéressera surtout, un conseil pour chaque domaine de la vie. On retrouve également l’encart pour méditer avec chaque lieu-archétype.

Page de lieu

Au final, ce livre donne toutes les informations nécessaires pour travailler avec les cartes dans le cadre de la méthode proposée mais aussi des pistes intéressante sur les différents archétypes et les options qui s’offrent à chacun pour travailler avec eux.

utilisation des carte

Après avoir lu la présentation rapide de l’objet, vous vous demandez surement comment utiliser cet oracle. Si a priori les habitués des oracles « classiques » (si tant est que l’on puisse utiliser ce terme) pourront se sentir un peu perdu avec le combo plan x cartes personnages x cartes chemin, la technique de tirage proposée est plutôt simple. Pour commencer, je ne suis pas sure que l’on puisse parler de tirage, au moins pas de tirage classique. Ce jeu sert principalement à analyser une situation.

Tout d’abord, on part du principe que chaque situation dans la vie est une quête, quête qui correspond à l’un des 8 archétypes de cheminement proposés par les 8 cartes chemins. Dans chaque situation vous trouverez de l’aide et des blocages, ces derniers ne sont pas négatifs mais doivent vous permettre de régler vos problèmes et de surpasser vos faiblesses de façon constructive.

Battez les cartes personnages d’un côté et les cartes chemin de l’autre.

Tirez une carte chemin et lisez son histoire dans le guide. Chaque carte correspond à une destination sur la carte, votre destination et la façon dont vous cheminez pour la situation analysée. Mettez cette carte de côté.

Tirez une première carte personnage, c’est votre champion. Placez-le sur le plan des Terres d’Aventure au centre, à Camelot qui est le point de départ de votre quête.

Tirez ensuite une seconde carte personnage, c’est votre opposant. Placez-le sur le plan au niveau de la destination tirée plus tôt.

Votre quête est prête, il vous reste à l’interpréter. Pour cela, aidez-vous du guide.

Je vous propose ici un rapide exemple

Exemple de tirage - vue générale

Imaginons que votre question porte sur une promotion au travail, vous avez tiré la carte du chemin résolu qui mène à Avalon, Arthur est votre champion et Mordred votre opposant (oui, je sais, c’est comme dans l’histoire, c’est fait exprès ;) ). Voyez comment le conseil d’Avalon lié au travail s’applique à votre situation, comment utiliser vos forces et les aides extérieures représentées par Arthur et posez-vous la question de Mordred liée à Avalon. Mélangez le tout et vous obtenez une image de votre situation sous la forme d’une quête avec ses conseils et ses remises en question ainsi qu’un aperçu de son issue. C’est beaucoup plus simple en pratique car le livre vous guide de A à Z ;)

Pour approfondir votre travail, vous pouvez également méditer avec lesdifférents archétypes.

Mon avis

Ce que j’ai aimé :

Je trouve ce système original. J’aime beaucoup l’utilisation des archétypes dans le développement personnel et spirituel. Le thème se prête bien au travail sur le soi, le principe de la quête apporte une part de sacré dans l’analyse de questions quotidiennes. On mélange l’analyse et la divination. Le livre est très bien fait, j’ai adoré la partie méditation qui approfondit grandement le travail avec les cartes et les lectures conseillées sont plutôt diverses et riches.

Les cartes sont absolument magnifiques, le plan très chouette, j’ai adoré re-découvrir certains archétypes et leurs histoires, la mise en bouche proposée par le livre m’a permis d’aller chercher plus loin. John Matthews ne dénigre pas le caractère chrétien de l’univers d’Arthur et du Graal, il en parle de façon objective ce que j’ai apprécié (ou plutôt, j’ai apprécié que ce jeu de serve pas de support à une christianophobie qui peut exister dans les milieux païens).

Ce que j’ai moins aimé :

L’absence de certains personnages ou lieux que j’aime beaucoup et ce même si je comprends les choix de l’auteur (Morgause, Tristan et Iseult, Tintagel … par exemple) m’a fait tout drôle. La bordure des cartes qui n’est pas « trimable » n’est pas du plus bel effet et un tranchage argent aurait été topissime. Le plan, bien qu’avec un grammage correct, demande à être plastifié pour une utilisation intensive.

Voilà, j’espère que cette review n’est pas trop en vrac à votre goût et qu’elle vous aura permis de découvrir ce très bel oracle. Rassurez-vous, John Matthews explique son fonctionnement bien mieux que moi ;)

Camelot oracle 1 (2)


S’approprier le tarot : créer son propre tarot


L’article d’aujourd’hui est en lien avec l’un de mes projets du moment dont je viens de terminer la phase 1. Depuis plusieurs mois, je travaille à la création de mon propre tarot. Dans un premier temps, j’ai surtout beaucoup réfléchit à ce que je souhaitais faire, au symbolisme, au style que je souhaitais utiliser. Cette première étape a été la plus longue, à elle seule, elle a pris ¾ du temps total de création mais c’est aussi la phase la plus enrichissante, la plus intéressante.

Réfléchir à la version du tarot que l’on souhaite créer, faire un bilan de chaque carte, de la symbolique que l’on souhaite y associer par rapport à la signification qu’on lui donne sans pour autant complètement « éteindre » la signification classique… C’est chronophage, cela donne de sacrés maux de tête mais c’est passionnant. C’est aussi la raison principale qui m’a poussée à créer mon jeu.

Pour l’instant, seules les arcanes majeurs ont pris vie et m’ont permis de nouer une relation intime avec elles. Mon lien avec le tarot n’est pas nouveau, il a toujours été fort, maintenant, il est organique. Il est presque impossible de mettre des mots dessus. Pourtant, j’ai des liens forts avec plusieurs de mes jeux, mais rien de similaire.

Créer son tarot, quel que soit votre niveau/style artistique est quelque chose que je conseille à tous les amateurs de cartes. Cela vous permettra de faire vôtre ce système, d’en apprendre d’avantage sur les cartes mais aussi sur vous.

Forcément, la portée pédagogique n’est pas la même si vous recopiez le traditionnel Rider-Waite ou si vous créez vos propres illustrations avec peut-être une dynamique originale. Dans le premier cas, l’intérêt principal est de se familiariser avec les cartes, de noter les petits détails et les motifs récurrents dans les cartes. J’ai choisi la seconde option.

Je n’ai pas créé un symbolisme totalement différent de celui du RWS, la signification des cartes est très classique, seul le design change un peu. Le jeu a été créé autour de la thématique des yeux. Parce que j’aime bien les yeux et que le proverbe « Les yeux sont les fenêtres de l’âme » me parle tout particulièrement. J’en ai donc mis partout. Il m’a fallu un certain temps pour déterminer quel type d’illustration choisir. J’adore les dessins à l’aquarelle et au crayon de couleur mais ce n’est pas forcément mon outil de prédilection. Mon truc c’est l’encre, j’aime la sensation de dessiner à l’encre, c’est un peu ma madeleine de Proust (j’ai passé des années à dessiner au plume dans les marges de mes cours). Ce sera donc des yeux et à l’encre noire avec quelques détails en doré.

Pour la réalisation en elle-même, j’ai fait simple et découpé au cutter mes cartes (au format proche de celui de mon tarot de Thoth) dans du canson et dessiné directement dessus. Le but au final est d’utiliser un vernis pour document en bombe pour finaliser la bête. Les angles ont été découpés à la perforatrice pour les arrondir. Voilà, c’est tout bête.

A l’heure actuelle, j’ai illustré les 22 majeurs et je travaille encore sur le design du dos des cartes avant de me lancer dans la réalisation des mineurs. Cela demande pas mal de temps car c’est très artisanal mais c’est une expérience très chouette.

Si un article sur les symboles utilisés pour chaque carte et le pourquoi du comment de la carte vous intéresse, faites-le moi savoir. En attendant, je vous laisse avec les photos de mon bébé, je pense que certains détails qui trahissent la façon dont je perçois les cartes et ma dynamique de travail avec le tarot. Vous en apprendrez même peut-être pas mal sur ma spiritualité car l’art, surtout quand il est original (oui, parce que bon, les copies des œuvres des autres nous trahissent à travers le choix de l’œuvre copiée et les différences que l’on y apporte de façon consciente ou non par rapport à l’originale mais ça s’arrête là) est un peu comme un regard, une fenêtre vers l’âme de l’artiste. Bref, je vous présente donc le tarot des Yeux (ou plutôt ses majeurs ^^).

(Cliquez sur les images pour les agrandir, j’éditerai cet article pour ajouter des images en lumière naturelle demain C’est fait, avec un peu de retard mais je vous ai fait des photos moins moches ^^)


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