[Review] The Camelot Oracle


Camelot oracle image titre

Aujourd’hui je vous présente un jeu que j’aime beaucoup et qui, je trouve, passe un peu inaperçu sur le web. The Camelot Oracle est un hybride, un oracle qui peut être divinatoire mais qui surtout est un formidable outil de connaissance de soi et de développement basé sur le travail avec les archétypes de la légende arthurienne et du cycle du Graal. Il a l’avantage de marier le développement de soi avec cet aspect magique, sacré d’Avalon. Cette review est un peu décousue, je m’en excuse par avance, en ce moment j’ai du mal à faire passer mes idées de façon fluide.

01-Infos pratiques

Auteur : John Matthews

Illustrations : Will Worthington

Éditeur : Connections

Année de sortie : 2012

Langue : Anglais (pas de version traduite à ma connaissance malheureusement)

Thème : La légende Arthurienne et le cycle du Graal

Présenté sous forme de coffret, The Camelot Oracle contient, dans une boîte en carton rigide, un livret de 128 pages, un plan des Terres d’Aventures et 40 cartes. Un petit kit complet qui vous permettra de réaliser vos tirages. De façon générale, la qualité (matérielle) du coffret est plutôt pas mal pour un objet "mass market". Sur internet on trouve ce coffret pour une quinzaine d’euros ce qui est dans la moyenne pour ce type de jeu.

 

Les cartes

Le jeu se compose de 40 cartes, 32 cartes personnages et 8 cartes chemins. On a donc 32 personnages archétypaux tirés de l’univers Arthurien, des cartes richement illustrées et colorées, franchement magnifiques. Si vous aimez le travail de Will Worthington, vous apprécierez ces illustrations. John Matthews n’a pas inclus tous les personnages de cet univers, cela aurait été impossible tant ils sont nombreux. Si j’aurais aimé voir Morgause par exemple, je comprends ses choix qui ont pour but d’avoir 32 archétypes avec lesquels travailler. Notez tout de même qu’il y a beaucoup plus de cartes masculines que féminines.

Les 8 cartes chemins représentent chacune un cheminement personnel dans le cadre d’une situation donnée. Chaque chemin mène vers un lieu-archétype (présent sur la carte des Terres d’Aventure) et comporte les caractéristiques d’une quête-type telle qu’on peut la trouver dans les légendes Arthurienne. Le principe est assez simple, il existe un certain nombre de façon d’aborder une situation et à chaque fois cela correspond au cheminement d’une quête. Ces cartes sont en bleu et blanc, plus stylisées que les cartes personnages mais très esthétiques néanmoins et relativement détaillées.

Cartes chemins

En tant qu’objet, les cartes sont d’une taille standard, faciles à prendre en main. La qualité ne vaudra jamais celle du tarot Arthurien par exemple mais comparé à d’autres jeux, ce n’est pas mal du tout. Rien de totalement délirant non plus hein, le dos est basique mais joli, les bordures un peu présentes (surtout si vous n’aimez pas ça en général) et non découpables à cause des cartouches qui contiennent les titres des cartes mais globalement rien de bien grave et surtout rien qui n’empêche l’utilisation du jeu (pas comme le grammage ridicule du Wildwood tarot …).

Dos des cartes

Le livre compagnon

Le livre compagnon du jeu est très bien organisé. Après une mise dans le contexte de la légende Arthurienne et une introduction dans laquelle John Matthews explique ses parti-pris en matière de choix des archétypes, les différents éléments du jeu sont présenté en détail. L’auteur propose ensuite un pas à pas pour l’utilisation du jeu. Le chapitre suivant, dédié à la méditation, reprend les bases et propose 3 méditations guidées. Enfin, le livre offre une bibliographie complète. Voilà pour l’aspect général de la bête.

Livre compagnon

Si on regarde plus en détail la façon dont est présentée la partie qui traite des cartes, on découvre que chaque carte personnage est traitée sur une double page où l’on trouve la représentation de la carte, le nom du personnage, un mot-clé ainsi que ses caractéristiques. On trouve également un paragraphe qui présente le personnage de façon succincte et donne des pistes de recherches.

Le plus important peut-être dans l’utilisation de cet oracle ce sont, d’une part le paragraphe dans lequel le personnage parle à la première personne en tant que champion et les questions qu’il pose en tant qu’opposant (pour en savoir plus, rendez-vous dans "Utilisation des cartes" un peu plus bas. Le monologue du champion permet au personnage de se présenter, de donner ses points forts et ses points faibles en tant qu’archétype auquel on s’identifie et aussi quelques conseils en tant que guide.

L’opposant pose une question pour chaque lieu vers lequel la carte chemin que vous avez tirée vous dirige. Il ne s’agit pas de questions négatives mais plus de remises en question, d’un autre éclairage sur la situation qui vous permet d’avancer de manière constructive.

Enfin, John Matthews propose dans un encadré des informations visant à travailler avec l’archétype du personnage à travers la méditation.

page de personnage

Les pages traitant des chemins sont moins développées mais claires et de toute manière très bien complétées par une double page pour chaque destination. Du coup on a à la fois l’analyse du cheminement et celle de la destination. Ne dit-on après tout pas que le voyage est aussi important que la destination ?

pages des chemins

Côté lieux, chacun dispose d’une double page comme pour les personnages, on retrouve la représentation du lieu telle que présente sur le plan des Terres d’Aventure, le nom du lieu, la direction à prendre à partir de Camelot, un mot clé et les caractéristiques de l’endroit. Ensuite un paragraphe présente, ici encore, succinctement le lieu. Dans le cadre du tirage, c’est la partie qui traite de la guidance apportée par l’archétype qui vous intéressera surtout, un conseil pour chaque domaine de la vie. On retrouve également l’encart pour méditer avec chaque lieu-archétype.

Page de lieu

Au final, ce livre donne toutes les informations nécessaires pour travailler avec les cartes dans le cadre de la méthode proposée mais aussi des pistes intéressante sur les différents archétypes et les options qui s’offrent à chacun pour travailler avec eux.

utilisation des carte

Après avoir lu la présentation rapide de l’objet, vous vous demandez surement comment utiliser cet oracle. Si a priori les habitués des oracles "classiques" (si tant est que l’on puisse utiliser ce terme) pourront se sentir un peu perdu avec le combo plan x cartes personnages x cartes chemin, la technique de tirage proposée est plutôt simple. Pour commencer, je ne suis pas sure que l’on puisse parler de tirage, au moins pas de tirage classique. Ce jeu sert principalement à analyser une situation.

Tout d’abord, on part du principe que chaque situation dans la vie est une quête, quête qui correspond à l’un des 8 archétypes de cheminement proposés par les 8 cartes chemins. Dans chaque situation vous trouverez de l’aide et des blocages, ces derniers ne sont pas négatifs mais doivent vous permettre de régler vos problèmes et de surpasser vos faiblesses de façon constructive.

Battez les cartes personnages d’un côté et les cartes chemin de l’autre.

Tirez une carte chemin et lisez son histoire dans le guide. Chaque carte correspond à une destination sur la carte, votre destination et la façon dont vous cheminez pour la situation analysée. Mettez cette carte de côté.

Tirez une première carte personnage, c’est votre champion. Placez-le sur le plan des Terres d’Aventure au centre, à Camelot qui est le point de départ de votre quête.

Tirez ensuite une seconde carte personnage, c’est votre opposant. Placez-le sur le plan au niveau de la destination tirée plus tôt.

Votre quête est prête, il vous reste à l’interpréter. Pour cela, aidez-vous du guide.

Je vous propose ici un rapide exemple

Exemple de tirage - vue générale

Imaginons que votre question porte sur une promotion au travail, vous avez tiré la carte du chemin résolu qui mène à Avalon, Arthur est votre champion et Mordred votre opposant (oui, je sais, c’est comme dans l’histoire, c’est fait exprès ;) ). Voyez comment le conseil d’Avalon lié au travail s’applique à votre situation, comment utiliser vos forces et les aides extérieures représentées par Arthur et posez-vous la question de Mordred liée à Avalon. Mélangez le tout et vous obtenez une image de votre situation sous la forme d’une quête avec ses conseils et ses remises en question ainsi qu’un aperçu de son issue. C’est beaucoup plus simple en pratique car le livre vous guide de A à Z ;)

Pour approfondir votre travail, vous pouvez également méditer avec lesdifférents archétypes.

Mon avis

Ce que j’ai aimé :

Je trouve ce système original. J’aime beaucoup l’utilisation des archétypes dans le développement personnel et spirituel. Le thème se prête bien au travail sur le soi, le principe de la quête apporte une part de sacré dans l’analyse de questions quotidiennes. On mélange l’analyse et la divination. Le livre est très bien fait, j’ai adoré la partie méditation qui approfondit grandement le travail avec les cartes et les lectures conseillées sont plutôt diverses et riches.

Les cartes sont absolument magnifiques, le plan très chouette, j’ai adoré re-découvrir certains archétypes et leurs histoires, la mise en bouche proposée par le livre m’a permis d’aller chercher plus loin. John Matthews ne dénigre pas le caractère chrétien de l’univers d’Arthur et du Graal, il en parle de façon objective ce que j’ai apprécié (ou plutôt, j’ai apprécié que ce jeu de serve pas de support à une christianophobie qui peut exister dans les milieux païens).

Ce que j’ai moins aimé :

L’absence de certains personnages ou lieux que j’aime beaucoup et ce même si je comprends les choix de l’auteur (Morgause, Tristan et Iseult, Tintagel … par exemple) m’a fait tout drôle. La bordure des cartes qui n’est pas "trimable" n’est pas du plus bel effet et un tranchage argent aurait été topissime. Le plan, bien qu’avec un grammage correct, demande à être plastifié pour une utilisation intensive.

Voilà, j’espère que cette review n’est pas trop en vrac à votre goût et qu’elle vous aura permis de découvrir ce très bel oracle. Rassurez-vous, John Matthews explique son fonctionnement bien mieux que moi ;)

Camelot oracle 1 (2)


S’approprier le tarot : créer son propre tarot


L’article d’aujourd’hui est en lien avec l’un de mes projets du moment dont je viens de terminer la phase 1. Depuis plusieurs mois, je travaille à la création de mon propre tarot. Dans un premier temps, j’ai surtout beaucoup réfléchit à ce que je souhaitais faire, au symbolisme, au style que je souhaitais utiliser. Cette première étape a été la plus longue, à elle seule, elle a pris ¾ du temps total de création mais c’est aussi la phase la plus enrichissante, la plus intéressante.

Réfléchir à la version du tarot que l’on souhaite créer, faire un bilan de chaque carte, de la symbolique que l’on souhaite y associer par rapport à la signification qu’on lui donne sans pour autant complètement « éteindre » la signification classique… C’est chronophage, cela donne de sacrés maux de tête mais c’est passionnant. C’est aussi la raison principale qui m’a poussée à créer mon jeu.

Pour l’instant, seules les arcanes majeurs ont pris vie et m’ont permis de nouer une relation intime avec elles. Mon lien avec le tarot n’est pas nouveau, il a toujours été fort, maintenant, il est organique. Il est presque impossible de mettre des mots dessus. Pourtant, j’ai des liens forts avec plusieurs de mes jeux, mais rien de similaire.

Créer son tarot, quel que soit votre niveau/style artistique est quelque chose que je conseille à tous les amateurs de cartes. Cela vous permettra de faire vôtre ce système, d’en apprendre d’avantage sur les cartes mais aussi sur vous.

Forcément, la portée pédagogique n’est pas la même si vous recopiez le traditionnel Rider-Waite ou si vous créez vos propres illustrations avec peut-être une dynamique originale. Dans le premier cas, l’intérêt principal est de se familiariser avec les cartes, de noter les petits détails et les motifs récurrents dans les cartes. J’ai choisi la seconde option.

Je n’ai pas créé un symbolisme totalement différent de celui du RWS, la signification des cartes est très classique, seul le design change un peu. Le jeu a été créé autour de la thématique des yeux. Parce que j’aime bien les yeux et que le proverbe « Les yeux sont les fenêtres de l’âme » me parle tout particulièrement. J’en ai donc mis partout. Il m’a fallu un certain temps pour déterminer quel type d’illustration choisir. J’adore les dessins à l’aquarelle et au crayon de couleur mais ce n’est pas forcément mon outil de prédilection. Mon truc c’est l’encre, j’aime la sensation de dessiner à l’encre, c’est un peu ma madeleine de Proust (j’ai passé des années à dessiner au plume dans les marges de mes cours). Ce sera donc des yeux et à l’encre noire avec quelques détails en doré.

Pour la réalisation en elle-même, j’ai fait simple et découpé au cutter mes cartes (au format proche de celui de mon tarot de Thoth) dans du canson et dessiné directement dessus. Le but au final est d’utiliser un vernis pour document en bombe pour finaliser la bête. Les angles ont été découpés à la perforatrice pour les arrondir. Voilà, c’est tout bête.

A l’heure actuelle, j’ai illustré les 22 majeurs et je travaille encore sur le design du dos des cartes avant de me lancer dans la réalisation des mineurs. Cela demande pas mal de temps car c’est très artisanal mais c’est une expérience très chouette.

Si un article sur les symboles utilisés pour chaque carte et le pourquoi du comment de la carte vous intéresse, faites-le moi savoir. En attendant, je vous laisse avec les photos de mon bébé, je pense que certains détails qui trahissent la façon dont je perçois les cartes et ma dynamique de travail avec le tarot. Vous en apprendrez même peut-être pas mal sur ma spiritualité car l’art, surtout quand il est original (oui, parce que bon, les copies des œuvres des autres nous trahissent à travers le choix de l’œuvre copiée et les différences que l’on y apporte de façon consciente ou non par rapport à l’originale mais ça s’arrête là) est un peu comme un regard, une fenêtre vers l’âme de l’artiste. Bref, je vous présente donc le tarot des Yeux (ou plutôt ses majeurs ^^).

(Cliquez sur les images pour les agrandir, j’éditerai cet article pour ajouter des images en lumière naturelle demain C’est fait, avec un peu de retard mais je vous ai fait des photos moins moches ^^)


Réflexion sur les offrandes : valeur de l’offrande ou du sacrifice, qu’est-ce qui fait la "validité" d’une offrande ?


∴  Notes  ∴

(1) J’ai utilisé pas mal de guillemets dans cet article, principalement pour valeur ou validité car je considère que la validité ou la valeur d’un offrande est quelque chose de subjectif, peut-être même d’inexistant, mais à défaut de meilleur terme, ceux-ci ont au moins le mérite d’être compréhensibles.

(2) Le contenu de ce texte est d’une part basé sur mon expérience et mon avis et, d’autre part une réflexion toujours en cours et donc inaboutie.

Autel de Beltane 2012 - Bougie

Autel de Beltane 2012

Il y a quelques jours, j’ai commencé à réfléchir un peu aux offrandes que je peux faire et à la façon dont je les fais. Je suis assez « irrégulière » quand il s’agit d’offrandes dans le sens où elles peuvent prendre de multiples formes sans forcément de cadre particulier : offrandes tangibles (fruits, fleurs, art, bougie, encens…) ou intangibles (chants, prières, musique…), offrandes prévues et correspondant à la divinité en question ou totalement « free style ».

J’ai lu pas mal d’articles et visionné plusieurs vidéos sur le sujet au fil du temps. Certains préfèrent les offrandes cadrées, recherchées, prévues, d’autres sont plus spontanés et globalement, j’ai l’impression que tous acceptent l’existence d’offrandes matérielles et immatérielles.

Ce qui m’a le plus fait réfléchir, c’est la valeur que l’on donne, que nos divinités donnent aux offrandes qui leur sont faites. Qu’est-ce qui fait qu’une offrande est « bonne » ? Est-ce la valeur matérielle de l’offrande qui en fait une « bonne » offrande ? Est-ce le soin/l’énergie que l’on a mis à la préparer ? Ou bien est-ce le sacrifice qui fait l’offrande ?

C’est ce dernier point qui m’a interpelé alors que je lavai des prunes. Laquelle ferait la plus belle offrande ? La plus jolie ? La meilleure au goût ? La plus grosse ? Ou bien celle dont il faudra que je me prive consciemment, celle qui me manquera ?

Au final, je ne répondrai pas à la question, autant vous le dire tout de suite, car je fais toujours confiance à mon intuition mais aussi aux signes pour savoir si une offrande sera appréciée ou non. Cela ne m’empêche pas d’avoir réfléchit à la question et tenté de faire un bilan à mon niveau. Lesquelles de mes offrandes ont été le plus appréciées ?

C’est simple, ce sont celles qui m’ont demandé de l’énergie, du soin ou de sacrifier quelque chose. Je ne remets pas en question la valeur des grosses/belles/chères offrandes en général, mais je me suis rendu compte que ce n’était pas, dans mon expérience, les plus appréciées. Mes divinités préfèrent un poème écrit avec amour à un lingot d’or.

Pour ce qui touche à l’offrande-sacrifice, je n’égorge pas mes voisins pour les offrir à mes dieux. J’offre du sang, des cheveux, du temps ou de la nourriture par exemple. Une offrande classique en somme mais il faut qu’il y ait sacrifice. Dans le cadre du sang et des cheveux, l’important est de réaliser l’action. Me couper/piquer pour le sang et couper (ou arracher) les cheveux. Les cheveux tombés naturellement ou le sang menstruel par exemple n’entrent pas dans cette catégorie. Dans le cas du temps, il faut que le temps soit sacrifié, autrement dit qu’il s’agisse de 10 minutes dont j’ai absolument besoin mais que je donne aux dieux par exemple, donner de mon temps libre n’entre pas, pour moi, dans cette démarche. Enfin pour ce qui est des objets ou de la nourriture, le principe est le même. Cette belle poignée de framboise que je rêve de déguster ? Et bien je la sacrifie. La dernière orange dont j’ai vraiment envie ? Idem. Pour moi, la seule nourriture qui soit un sacrifice par défaut est le chocolat, parce que j’adore ça et qu’en laisser 2 carrés sur l’autel… c’est dur -_-

J’ai noté que certaines divinités apprécient ces offrandes bien plus qu’un poème ou de l’encens, d’autres ne semblent pas y accorder plus de valeur qu’à une offrande de miel. Alors voilà, je ne dis pas que j’irai jusqu’à sacrifier mon chat, mais ce sacrifice à toute toute petite échelle me permet de mieux comprendre pourquoi les païens antiques (ou non) ont pu être amenés à sacrifier des animaux ou d’autres humains. Je ne le ferais pas, mais je comprends la démarche, de même que je comprends la démarche de l’humain qui sert de sacrifice volontairement.

Ça m’a rappelé un documentaire sur la civilisation rubanée (qui traite aussi et surtout de cannibalisme) que j’ai vu il y a plusieurs années et donné envie de le revoir avec un œil, une compréhension nouvelle.

Spell stars & spell hearts

Spell stars utilisées parfois comme offrandes sur l’autel.


[Review] Les cartes du Yi King


Petite note préalable 

Je ne connais du Yi King au sens large que ce coffret, je n’ai pas fait de recherches spécifique pour le moment, la faute à Crowley. J’ai conscience que c’est un système riche et qui appartient à une culture tout aussi diverse et complexe. Ce post n’a pas pour but d’expliquer le Yi King, ni même de l’aborder en tant que système mais simplement de faire ma critique des cartes pour ce qu’elles sont, sans doute imparfaites et non exhaustives et à destination des occidentaux. Soyez gentils, passionnés de Yi King (quelle que soit d’ailleurs la façon dont vous l’écrivez ;) ) de m’épargner vos tomates virtuelles. Par contre, les infos/conseils/recommandations ayant trait à ce système, je prends avec grand plaisir <3

Depuis presque un an, un jeu de cartes divinatoires basées sur le Yi King prend la poussière sur mes étagères. Je l’ai récupéré dans un ancien job, gratuitement, mais pour une raison ou une autre, je ne m’en étais jamais servi jusqu’à il y a quelques jours.
(Attention parenthèse racontage de vie : en fait, je sais en partie pourquoi je ne m’en était servi avant, ou plutôt, je le suppose. Cette année a été relativement chargée, sur tous les plans et je me suis repliée sur des jeux dont la structure m’était familière. Or, ce jeu est différent, d’une simplicité étonnante mais différent et donc forcément, il demande d’être détendue, ouverte et surtout, pas focalisée sur l’aspect scolaire de la chose. Je m’étais imaginé que des recherches assez complètes sur le Yi King étaient un pré-requis, je n’en avais ni le temps, ni le courage.)

C’est amusant car j’ai même mis ce jeu à vendre/troquer. Parfois, l’Univers nous donne une seconde chance, parfois, on accepte de voir les signes. En déménageant mon bazar, je suis retombée dessus et je me suis dit :

  1. J’ai un peu de temps en ce moment.
  2. Il n’est pas parti, je devrais peut-être lui donner une chance.
  3. Ce serait dommage de laisser ce jeu partir et de le regretter par la suite.

Bref, j’ai décidé de prendre 4 minutes pour lire le livret ce qui a fait exploser mes idées préconçues à son sujet et je me suis lancée. La méthode proposée par l’auteure, Chao-Hsiu Chen est d’une grande simplicité et d’une efficacité redoutable, j’ai été conquise.

Présentation du coffret

Auteure & illustratrice : Chao-Hsiu Chen

Editeur : Le courrier du livre

Prix : 23€

Contenu du coffret : un petit livret, 8 pièces cartonnées (et leur planche de rangement) sur lesquelles sont inscrits les 8 trigrammes au recto et leurs noms au verso et 64 cartes.

contenu

Le Livret

Le livret est très court mais très clair et il permet de se lancer avec la méthode proposée dans ce coffret en quelques minutes. Pas de significations à apprendre, le seul point "technique" est résumé dans un tableau très pratique. Si les gros bouquins vous font peur, celui-ci ne vous apprendra rien sur le système du Yi King d’un point de vue historique, il n’ira pas dans les détails. Il vous donnera cependant juste assez d’infos et une technique minimaliste pour pouvoir utiliser les cartes tout de suite.

J’ai aimé : la clarté des instructions et de façon générale le style minimaliste de l’auteure, le tableau récapitulatif sur les hexagrammes.

J’ai moins aimé : pas grand chose, je suis juste un peu restée sur ma faim et cela m’a donné envie d’approfondir le sujet.

Tableau des hexagrammes

Le système

Le système du Yi King tel que proposé par ce coffret repose sur huit pièces en carton. Au recto est dessiné un trigramme, symbole composé de trois lignes qui sont soit continues (─), soit discontinues (- -). Rien de bien compliqué. Chaque carte correspond à un hexagramme, symbole formé de deux trigrammes. Le premier trigramme, en haut est celui de la pièce choisie avec la main droite (les yeux fermés). On le note puis on remet la pièce en jeu, on mélange et on choisit à nouveau une pièce, avec la main gauche cette fois. Son trigramme forme la partie inférieure de l’hexagramme. Une fois l’hexagramme créé, un petit coup d’oeil au tableau récapitulatif permet de savoir quelle est la carte du jeu que l’on a tiré. C’est simple et original.

J’ai aimé : le système plutôt original et le fait que les cartes puissent être, je pense, utilisées également comme un oracle classique.

J’ai moins aimé : rien

Cartes et pièces

Les pièces

Au nombre de huit, elles sont en carton assez épais et se range dans une planche. Au recto on a donc le trigramme et au verso, le nom. Même si le carton des pièces est assez épais, je ne suis pas certaine qu’elles survivent à une utilisation quotidien à la longue. J’ai donc déjà prévu d’en fabriquer un set en fimo/argile ou bois qui sera plus durable et sans doute plus agréable à prendre en main. En termes de taille et de design, rien à dire.

J’ai aimé : la planche de rangement, car même si elle n’est pas parfaite, elle permet de ranger les pièces ensemble dans les perdre, le fait que l’auteur ait pensé au fameux point qui permet d’orienter la pièce sans se prendre la tête.

J’ai moins aimé : le carton des pièces qui n’a pas l’air extrêmement résistant et qui n’est pas forcément agréable à prendre en main, le fait que les pièces "accrochent" quand on les remet dans la planche ce qui me fait craindre que ladite planche finira par décoller les illustrations des pièces.

Pièces trigrammes

Les cartes

Les cartes sont au nombre de 64, elles sont sombres, très zen et relativement grandes. Le fini est mat et le carton plutôt fin (pas très fin mais pas forcément aussi épais que celui du Mary-El tarot par exemple), les cartes sont donc à manipuler avec un minimum de précaution (pas comme un barbare donc).

Taille des cartesAu recto de chaque carte se trouve une très jolie, très zen, très minimaliste illustration dans les tons de gris (sur blanc). On y retrouve également l’hexagramme de la carte sous forme d’un seau en rouge. C’est très clair et là encore minimaliste.Notez bien que chaque carte a une illustration différente, ce qui n’est pas forcément évident au premier abord car les dessins sont tous dans la même gamme de couleur et assez subtiles. Ils sont en tout cas, si ce n’est inspirants, au moins très relaxants.

Recto illustré

Sur le verso de la carte, on trouve des informations sur sa signification. Tout d’abord, son numéro et son nom, puis la réponse à la question posée (qui peut également être lue comme un conseil plus général), un conseil sur la conduite à tenir et enfin un conseil sur comment y arriver. Le tout est présenté de façon positive, dans un esprit zen qui invite également à la méditation avec la carte.

Verso des cartes

J’ai aimé : la douceur des cartes et l’énergie très pure (et neutre) qui s’en dégage, les illustrations délicates, la taille assez grande pour apprécier pleinement dessin et message, les messages en eux-mêmes

J’ai moins aimé : la qualité du carton (agréable à prendre en main mais peu durable)

Et la pratique dans tout ça ?

Ces jolies cartes peuvent s’utiliser en suivant le système original proposé par l’auteure ou de façon plus classique. Honnêtement, j’ai beaucoup apprécié sa méthode, elle invite à la réflexion, à la méditation. L’univers de ces cartes est particulièrement plaisant. Côté messages, on retrouve la griffe des philosophies orientales et ce petit goût de Confucius tout à fait agréable. Ils sont constructifs sans tomber dans l"optimisme à outrance. Je ne dis pas qu’une bonne dose d’optimisme n’est pas agréable, mais ce jeu est plus neutre et plaira peut-être au plus grand nombre (?).

Le coffret est compact et pratique (et résistant aussi) à emmener partout. Pour ma part, je préfère cependant le laisser à demeure à côté de mon bol chantant et de mon coussin de méditation, pour ouvrir ou clôturer mes séances par un tirage.

Alors que vous dire ? Aurais-je acheté ce jeu ? Je ne pense pas, par peur de sa complexité je pense, mais au final, je suis ravie de lui avoir donné une chance, heureuse de l’avoir découvert. Il mériterait d’être plus répandu, plus populaire. Comme quoi, l’habit ne fait pas le moine. Si je devais lui mettre une note, ce serait 8.5/10 (sachant que je ne mets jamais 10, ça vous donne une idée ^^).

Coffret

Si vous souhaitez une vidéo présentant ce jeu, faites-le moi savoir :)


Titania’s Fortune Cards : Premières impressions


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Aujourd’hui, je voudrais vous faire part de mes impressions à chaud concernant le Titania’s Fortune Cards reçu ce midi (impressions très à chaud donc). Il s’agit d’une version moderne et psychédélique mais néanmoins classique du Lenormand.

♥ Que vous dire sur la forme ? ♥

Le jeu se présente sous la forme d’un joli petit coffret doré dans lequel est inclu un livret (attaché au coffret malheureusement) et le jeu dans la petite boité. Je vous reparlerai du livret quand j’aurais pris le temps de le lire complètement. Le jeu quant à lui se compose des traditionnelles 36 cartes du Lenormand.

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♥ Et les cartes dans tout ça ? ♥

36 donc, de la taille d’un Lenormand classique et dans un carton assez fin et souple. Pour l’instant, elles ne me font pas l’impression de "mauvaise qualité" de celles du Wildwood tarot quand je les prends en main, mais si vous aimez les cartes épaisses et rigides, vous risquez de ne pas accrocher. On verra après quelques jours d’utilisation.

Les bordures sont dorées et le dos des cartes est en fait une mosaïque de toutes les cartes. Les illustrations sont simples au possible : le symbole de la carte avec un effet négatif flashouille sur fond tout aussi coloré. De façon générale, c’est… coloré ? et très épuré aussi car vous ne trouverez aucune indication (numéro, nom de la carte…) dessus. Je soupçonne le graphiste d’avoir créé les illustration alors qu’il était en plein trip de LSD. Ceci dit, j’aime tout de même beaucoup le rendu, très Woodstock.

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Au final, ce jeu est plutôt chouette. Seul point d’interrogation la qualité du carton. J’aime beaucoup le côté épuré et fun à la fois des cartes. Les symboles sont clairs et évidents, on n’est pas parasité dans l’interprétation. Le coffret est très élégant. Le livret demande à être lu, il n’est cependant pas bien épais et je peux d’ores et déjà vous dire qu’il n’est pas exhaustif car il me semble qu’il ne traite pas du grand tableau notamment.

J’ai opté pour ce jeu principalement pour le design de ses cartes. J’ai déjà prévu quelques tirages, Fleetwood Mac dans les oreilles, sirotant une infusion de menthe du jardin ou un smoothie, le tout en brûlant un peu de Nag Champa en profitant du jardin ♥

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Néo-paganisme, religion, spiritualité et foi : refléxions en vrac


Je ne sais pas où cet article va mener, je ne pense pas arriver à traduire ma pensée correctement par des mots et pour être honnête, je n’espère même pas qu’il soit un tantinet structuré, soyons réalistes. Je ne suis pas une grande fan de télévision, je la regarde assez peu et la plupart du temps, mon choix se porte vers les replays d’Arte, parfois de France 5. Dernièrement, Arte (si je ne me trompe pas pour le 1er reportage) justement a proposé plusieurs reportages sur l’Eglise catholique et son évolution, notamment maintenant qu’elle a changé de pape. Si je ne suis pas catholique (ou musulmane, ou juive …etc.), j’aime beaucoup les documentaires sur cette religion et son évolution, je trouve ça passionnant d’un point de vue historique et sociétal. J’ai donc profité d’une bonne tisane et visionné les reportages en question. Le premier se concentrait sur le rapport de l’Eglise à l’argent et le second sur les défis de l’Eglise aujourd’hui. C’est intéressant de constater que les questionnements des catholiques, pour ne prendre que cet exemple car je pense sincèrement que c’est le cas pour toute personne spirituelle quelle que soit sa religion, ne sont pas éloignés de ceux des païens, des miens en fin de compte. Un peu comme si la religion cristallisait les remises en question sociales à un certain point de l’évolution, du chemin spirituel. Bref, tout ça pour dire que l’on n’est pas dans un monde où religion du livre et paganisme sont totalement opposés. Malgré tout, une partie des païens, certaines mouvances du néo-paganisme se développent en opposition, en contradiction avec les grands monothéismes, christianisme en tête. Pourquoi ?

Dans mon évolution spirituelle, je suis passée par cette phase, cette adolescence spirituelle pendant laquelle, puisque je n’arrivais pas à entrer dans une case pour ce que j’étais, je me suis définie par ce que je n’étais pas. Beaucoup de gens autour de moi sont passés par cette même étape, ce moment où l’on rejette en bloc tout ce qui nous entoure pour arriver à trouver son identité. En France, la religion prépondérante, quoi qu’on en dise aujourd’hui et au moins historiquement, c’est le christianisme (qui est en fait un terme ombrelle mais on va s’en contenter). Donc en général, on se braque contre le christianisme d’autant plus qu’il y a cette sensation d’injustice quand on voit que dans un pays aussi obtus à la spiritualité (oui, la France et les religions, ce n’est pas le grand amour, et oui, j’ai des points de comparaison, plusieurs qui me conforte dans cette opinion), le christianisme est accepté alors que le paganisme est relégué au rang de secte ou de joyeux hippies totalement à l’ouest.

Cela dit, comme beaucoup, cette "phase" m’est passée. J’ai fini par comprendre et accepter qu’être païen aujourd’hui, en France comme dans beaucoup de pays à la culture judéo-chrétienno-musulmane marquée, c’est être en marge. Mais après tout pourquoi pas ? C’est un cycle, les anciens païens n’ont pas été tendre avec les premiers chrétiens non plus. Ce n’est pas une question de croyances mais bien d’ordre établit. Le pouvoir en place, quel qu’il soit, n’accepte pas qu’une "mouvance à tendance sectaire" (néo-païen aujourd’hui, chrétiens hier) prenne de l’ampleur et menace son emprise sur le peuple mais surtout, son empire financier. Ne nous voilons pas la face, le Dieu universel de l’Eglise (et je dis bien de l’Eglise, pas des chrétiens !) c’est l’argent.

Regarder ces documentaires, y repenser m’a confortée dans mon idée que l’Eglise n’est pas ses fidèles, l’organisation n’est pas la somme des hommes et femmes qui la composent. Quand on discute un peu avec un chrétien (catholique ou non), on découvre souvent quelqu’un qui croit, dont la foi est immensément plus complexe et simple à la fois que de savoir si oui ou non on doit accorder la prêtrise aux femmes. Un reflet de nous-même en somme. Si vous prenez le temps de partager avec lui, vous verrez que dans la majorité des cas, il ne se reconnait pas dans l’Eglise d’aujourd’hui, celle de la Banque du Vatican, des évêques qui couvrent les abus sur mineurs et prêtres superstars. Ce qui m’impressionne, c’est qu’en même temps, il a la foi, l’espoir, l’envie que cela change. Moi je dis chapeau ! Si ce n’est pas de la foi ça !

Après tout, suis-je différente de ce chrétien (juif/musulman/témoin de Jéhovah…etc.) ? Pas tant que ça. Certes on n’a pas exactement les mêmes croyances, mais après tout, chacun sa voie. C’est à partir de là que j’ai commencé à me demander pourquoi certains mots sont tabous chez les païens. Pourquoi parler de spiritualité plutôt que de religion ? De croyance plutôt que de foi

Néopaga et foi

Il existe des raisons étymologiques pour cela mais pour être honnête, je ne pense pas qu’elles soient la raison première et organique pour laquelle on n’utilise pas ces termes. Vu le niveau grammatical général et du web en particulier, n’essayez pas de me faire gober qu’on attache de l’importance à la signification première de religion quand on ne le fait pas pour 90% des mots. A mon sens, cela fait partie d’une forme de rejet de la religion telle qu’elle existe actuellement, en tant que cadre. On préfère parler de spiritualité car c’est vague, c’est général, léger, moderne. La religion, à mon sens, est vieillotte, elle demande de l’implication, caractérise nos choix et est limitative.

Je m’explique. Avoir une religion, une foi, cela fait de nous quelqu’un qui croit, qui appartient à quelque chose de plus grand. La religion, c’est un quotidien, des prières, des dévotions et une relation au divin qui modèle notre vie. Vous vous y retrouvez ? Moi oui en tout cas et c’est pour cela que j’ai décidé d’utiliser les termes spiritualité et religion de façon interchangeable. Car la spiritualité telle qu’elle nous est "vendue" à l’heure actuelle ou plutôt telle qu’on décide de l’acheter c’est un peu comme le t-shirt à la mode. On le met quand ça nous arrange, pour se sentir mieux, être dans le thème en fonction des amis que l’on voit ce jour-là. C’est léger, c’est un bouquin que l’on pose quand on a plus le temps et surtout c’est perçu comme un passe-temps qui n’impacte pas vraiment votre vie de façon profonde. En tout cas, c’est la perception que j’en ai au fil des blogs, articles, livres que je lis et des documentaires et vidéos que je regarde. Un peu comme si la spiritualité était le côté fluffy de la religion (fluffy au sens où on l’entend quand on critique la légèreté et la superficialité d’un néo-païen, ce terme veut tout dire et rien dire mais je n’ai pas trouvé mieux, là tout de suite).

Alors voilà, je me considère comme quelqu’un de spirituel ET de religieux. Religion, foi, prière sont souvent remplacés par des périphrases parce que ça fait "trop catho" et bien moi, je vous dis zut ! J’ai des croyances mais j’ai surtout une foi inébranlable en mes dieux. Je ne me vois par exemple pas vraiment exprimer autrement mon rapport à Athéna. Je ne crois pas en elle (on croit au père Noël, aux contes de fées, aux légendes urbaines, pas aux dieux), j’ai une foi inamovible, impérieuse en elle. Nuance. Alors voilà, je ne sais pas vraiment où cet article fini, s’il a voulu dire quelque chose et si les mots ont traduits ne serait-ce qu’infimement ma pensée, mon ressentit.

Dans cet article j’utilise païen et néo-païen interchangeablement, c’est mal mais on s’en fout, d’ailleurs, je fais des raccourcis bien pires. Jetez-moi des tomates virtuelles.

Spir vs reli


Tasséomancie : Choisir sa tasse


Colonne de tasses

Après vous avoir globalement présenté cet art dans une introduction, aujourd’hui, je vais approfondir un peu la problématique du choix de la tasse quand on souhaite commencer la tasséomancie.

Tout d’abord, je voudrais préciser une chose qui me semble importante quand il s’agit de choisir un outils divinatoire quel qu’il soit : faites confiance à votre intuition et surtout n’hésitez pas à expérimenter pour trouver ce qui vous convient. Pour trouver chaussure à son pied, il faut essayer pas mal de paires en général.

Ce qui suit est mon avis personnel, basé sur mon expérience en matière de tasséomancie ainsi que sur des informations plus générales, trouvables dans la plupart des livres et des sites internets sur le sujet.

Comme dans toutes les disciplines divinatoires qui utilisent un outil (tarot, oracle, runes, miroir noir…etc), il est important de correctement choisir celui-ci pour partir sur de bonnes bases. Dans le cas de la tasséomancie, il est à mon avis très important d’être à l’aise avec la tasse et de pouvoir la lire correctement et confortablement.

Pour cela, je tends à recommander de choisir une tasse à l‘intérieur uni bien qu’il existe des tasses "spécial tasséomancie" dont l’intérieur est illustré pour aider à la lecture. Je n’ai jamais utilisé ces tasses, a priori je ne suis pas fan du concept car j’ai peur que cela perturbe la lecture des symboles. Je pense que cela dépend des tasses en question et si un jour je/on m’en offre une, je vous en dirais des nouvelles.

En attendant, préférez une tasse à l’intérieur uni, blanc ou clair pour que le contraste avec les symboles formés par les feuilles de thé soit suffisant. Pour pouvoir retourner votre tasse, celle-ci devra aussi posséder une soucoupe (vous pouvez également utiliser une petite assiette). Le mieux est d’avoir une tasse qui possède une anse (puisque la lecture utilise l’anse comme point de repère) plutôt qu’un gaiwan dans un premier temps.

Le plus complexe dans le choix d’une tasse tient à sa forme.

Un mug par exemple est trop profond et surtout l’angle entre le fond et le bord est proche de 90° ce qui est trop aigu pour permettre aux feuilles de thé de se coller sur les parois correctement. En tasséomancie, on divise la tasse selon trois zones (le fond, la paroi et le bord) dont chacune se rapporte à un une période en termes de temps. Une tasse trop tubulaire n’est donc pas pratique pour situer une lecture temporellement.

Les tasses à café/expresso comme celle ci-dessus, bien que plus petites sont également trop tubulaires pour permettre une lecture confortable bien qu’elle réunisse toutes les autres caractéristiques.

La tasse ci-dessus est un bon exemple de tasse pour tasséomancie. Personnellement, je trouve que la forme n’est pas assez bombée à mon goût et que l’évasement des parois n’est pas assez uniforme (la première moitié de la tasse est très tubulaire tandis que la seconde est très évasée). Il s’agit d’une préférence personnelle cela dit car j’ai déjà utilisé cette tasse pour des lectures.

Vous reconnaitrez cette dernière tasse car vous en avez déjà vu des photos dans mon précédent article. Il s’agit de celle que j’utilise actuellement et qui appartient à un service qui était à mon arrière grand-mère. C’est typiquement la forme de tasse avec laquelle j’aime travailler. Sa forme ronde et ses parois évasées rendent les lectures très confortables. Grosso modo, elle a presque une forme de bol, le fond très marqué en moins. Il est aisé d’y faire tourner les feuilles de thé et celles-ci se déposent facilement sur toute la surface. Petit plus ? Je la trouve très jolie <3

Pour résumer, optez pour une tasse :

  • A l’intérieur uni,
  • Avec une anse,
  • Pas trop haute,
  • Évasée et non "tubulaire"
  • Qui vous plait !

Et surtout, essayez-la ! N’investissez pas dans quelque chose de plus ou moins cher, commencez par essayer les tasses que vous avez chez vous et profitez d’une bonne tasse de thé !

comparatif tasses


Les articles sur la tasséomancie (les liens seront ajoutés au fur et à mesure des publications)


Ressources en français

Vous connaissez d’autres ressources francophones sur le sujet ? Laissez-moi un petit commentaire, je mettrai cette liste à jour :)


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