Review du Mardi #5 Hannibal

La review d’aujourd’hui aurait dû être postée la semaine dernière mais j’ai bugué dans la programmation et l’article ne s’est pas posté (et vous l’auriez attendu longtemps, parce qu’il était prévu pour 2014… -_-" ). Bref, c’est donc aujourd’hui que vous le lirez :)

 

Hannibal-Cast-Promotional-Photos-hannibal-tv-series-33869744-600-449

Cette cinquième review porte sur une série TV pour changer un peu des livres et des cartes, qui n’a rien de païen mais qui est un coup de cœur. J’ai une passion pour tout ce qui touche à la criminologie et plus particulièrement aux tueurs en série. Sans doute un dommage collatéral de mes années en fac de droit à lire les poly des masters et les thèses qui me tombaient sous la main. Chacun ses hobbies, les miens ne sont pas toujours très banals ^^

La série dont je vais vous parler est assez nouvelle puisqu’elle n’est diffusée (aux USA)  que depuis le 4 avril de cette année, il s’agit d’Hannibal, basée sur l’univers littéraire de Tomas Harris et plus particulièrement sur le livre Dragon Rouge.

L’univers de Harris est célèbre principalement grâce au charismatique Docteur Hannibal Lecter incarné dans les films dérivés des films par Sir Anthony Hopkins. Perso, je suis plus fan des livres même si j’admets que les adaptations sont plutôt réussies, il y manque à mon goût une profondeur, une dimension que l’on trouve dans les romans et qui les rend si addictifs. J’ai retrouvé une partie de ces éléments dans la série principalement dans la façon dont est construit le personnage de Will Graham (joué ici par Hugh Dancy, il était interprété par Edward Norton dans le film Dragon Rouge). L’évolution du personnage est vraiment bien traitée, bien mise en scène, et la mise en image de ses visualisations/hallucinations donne l’impression d’entrer dans la tête du personnage. C’est assez perturbant parfois tant dans certains épisodes il est difficile de faire la différence entre la réalité et l’hallucination. C’est d’ailleurs le concept.

Au début j’ai eu des doutes quand à l’acteur qui joue Hannibal Lecter, Hopkins était tellement parfait. Honnêtement je trouve Mads Mikkelsen génial aussi, il colle vraiment au personnage ! Dans les premiers épisodes, je l’ai trouvé moins attachant que Lecter dans les romans, parce que oui, Lecter doit être attachant, c’est ce qui rend les romans aussi prenants. Cela dit, plus les épisodes avancent, plus le personnage devient étrangement familier et parfois on se surprend à bien l’aimer. En même temps, il reste franchement effrayant, pas forcément du côté criminel mais plus par le fait que tout le monde le trouve normal, qu’il rentre dans le moule et au passage dans votre tête.

Les autres personnages se développent un peu dans les derniers épisodes sortis, heureusement d’ailleurs parce que pour être honnête, j’étais un peu déçue du reste du cast (Jack Crawford notamment avec lequel j’ai eu du mal dans les tout premiers épisodes malgré un Laurence Fishburne qui a bien collé au rôle).

Au niveau de la série en elle-même, elle est à la fois esthétique et dérangeante. Je la déconseille franchement aux âmes sensibles à la fois pour les scènes un  peu sanglantes que pour le mélange rêve/réalité parfois assez cauchemardesque. Cela dit, si vous avez l’habitude de regarder des séries comme Criminal Minds par exemple, je trouve que cette série est dans la même veine (BAU, tueurs en série, profilage) en beaucoup plus beau niveau image. L’ambiance et le style général sont assez particuliers et très agréables à regarder. Cela dit, je le répète : âmes sensibles s’abstenir.

Cette review n’est pas très longue, tout simplement parce que je considère que pour se faire une idée sur cette série, il faut la regarder. On aime ou on n’aime pas, je ne pense pas qu’il y ait un entre deux ici. Si vous avez aimé les livres, vous devriez aimer la série :)

 

Synopsis IMDB.com :

Explore the early relationship between the renowned psychiatrist and his patient, a young FBI criminal profiler, who is haunted by his ability to empathize with serial killers.

 

Trailer:

Divine Women, la place des femmes dans la religion

Une deuxième review ce mardi (parce que je suis motivée :P ). Cette fois ni livres ni cartes mais une série de trois documentaires diffusés initialement sur la BBC sur la place des femmes en religion et plus particulièrement leur rôle au sein des grandes religions à leur début. J’ai posté les liens de ces vidéos sur la page facebook dans le désordre, je les remettrai donc en bas de cet article dans l’ordre, histoire que vous ayez quelque chose de cohérent (cela dit chaque « épisode » est indépendant des autres).

Cette série se concentre donc sur la place des femmes dans les religions, principalement de l’antiquité. A partir de recherches archéologiques et dans les écrits des époques concernées on en apprend plus à la fois sur les pratiques de l’époque mais aussi sur les évolutions postérieures.

Au début du visionnage, j’ai eu un peu peur de tomber sur quelque chose de très féministe, trop au point de brouiller la vérité historique au profit d’un pouvoir féminin fantasmé. Il faut avouer que le titre et les extraits que l’on voit dans le générique peuvent faire craindre ce type de dérive. En réalité, j’ai trouvé cette production assez objective, très instructive et j’ai apprécié que l’on ne tombe pas dans la misandrie.

La présentatrice, les femmes et les hommes interrogés sont très sobres dans leurs propos même si on ressent clairement dans certaines scènes l’intensité de l’expérience ou des convictions (notamment pendant le festival en l’honneur de Durga). En ce sens, j’ai trouvé que ces films avaient une certaine poésie, cela reste bien sûr une appréciation personnelle ;)

Pour résumer un peu le contenu de Divine Women, la présentatrice  et universitaire Bettany Hughes parcours le monde à la recherche des femmes qui ont marqué l’histoire par leur indépendance et leurs réalisations notamment dans le domaine religieux ou par le biais de la religion. Elle visite ainsi les sites de la Grèce antique dédiés aux déesses, notamment à Aphrodite dont j’ai trouvé extrêmement intéressante l’image donnée dans le documentaire. On découvre les destins de Théodora qui de prostituée deviendra une impératrice respectée grâce au Catholicisme,  on redécouvre Aïcha, la jeune épouse de Mahomet, Khadija sa première femme et une impératrice chinoise à l’ascension fulgurante : Wu Zetian. Ce ne sont que quelques exemples car Divine Women traite de nombreux exemples de femmes de pouvoir, humaines ou déesses.

C’est assez impressionnant de découvrir ou de redécouvrir ces personnages quasi-légendaires et en même temps il est triste de constater combien les générations suivantes ont fait d’efforts pour les oublier et les effacer de l’Histoire. En même temps, le film met l’accent sur les femmes d’aujourd’hui, en interrogeant de nombreuses universitaires comme pour montrer que l’héritage des légendes qu’il présente est encore là. Cela dit, j’ai aussi beaucoup apprécié l’intervention des hommes, historiens ou professeurs qui ont recherché ce sujet et permis à Hilda et ses comparses de sortir de l’ombre, cela a donné à mon avis un certain équilibre au documentaire.

On n’est donc pas en présence d’une production féministe par les femmes pour les femmes. Divine Women n’est pas une bataille menée contre les hommes, simplement une volonté de femmes et d’hommes de rétablir l’équilibre et la place historique des femmes en religion. Cela implique aussi de ne pas fermer les yeux sur les réalités de l’époque, d’accepter que l’âge d’or de la femme n’a peut-être pas existé en tant que tel et ce documentaire le montre de façon très claire et objective.

Si les épisodes se concentrent sur l’antiquité, le moyen âge et un passé assez éloigné, dans le second est un peu plus ancré dans le présent car il traite, entre autres du culte de Durga en Inde, une divinité et un culte encore très vivant aujourd’hui.

Bref, en résumé, j’ai beaucoup aimé Divine Women, et j’ai même un peu été déçue qu’il n’y ait que trois épisodes. A voir absolument donc.
Vous trouverez les trois épisodes de Divine Women sur les liens suivants, chacun dure environ 1h et est en anglais non sous-titré :

Divine Women #1 – When God was a girl

Divine Women #2 – The handmaids of God

Divine Women #3 – The War of the Word

Pour en savoir plus, direction le site de Bettany Hughes ou celui de la BBC.

Review du Mardi #4 Voice of the Trees by Mickie Mueller

Troisième Review du Mardi, cette semaine sur le Voice of the Trees de Mickie Mueller. J’ai déjà fait une petite vidéo sur ce magnifique oracle peu de temps après l’avoir reçu et qui globalement en présente les grandes lignes. Le principe de cet article c’est de proposer, quelques semaines après, une critique de ce jeu, plus axée sur le côté pratique puisque depuis ma vidéo j’ai pu un peu m’en servir (pas tant que cela puisque que nous sommes en période de remise de mémoires mais de façon régulière quand même ^^).

Je vais donc commencer par reprendre la présentation générale et vous distiller mon avis au fur et à mesure par rapport à mes expériences avec cet oracle :)P1070115

Tout d’abord, il s’agit donc d’un oracle et non d’un tarot, organisé autour de l’Ogham, cette symbolique des arbres dans la culture Celte. On est donc face à un système à part entière. Pour être honnête au début, cela peut faire peur dans le sens où l’Ogham est quelque chose de très complet pour ne pas dire complexe, il faudrait dans l’idéal des années d’études pour le comprendre dans la globalité. Ce qui est plutôt pas mal avec ce jeu c’est que contrairement à d’autres que j’ai peu voir défiler, on est loin d’un concept hermétiquement impénétrable réservé à une élite. Mickie Mueller rend la symbolique des arbres accessible à tous. On peut alors se demander dans quelle mesure, sa version de l’Ogham est historiquement pertinente. Honnêtement je n’en sais rien, je ne suis pas dans le reconstitutionisme et je vous avoue que je n’ai pas pris le temps de faire de vraies et exhaustives recherches sur le sujet. Ce que je retiens de cet oracle c’est qu’il est simple d’utilisation et qu’il donne l’envie d’aller plus loin (quand j’aurais plus de temps…).

Pour en revenir à la structure, il comporte 25 cartes que l’auteure divise en deux catégories : les 20 premières seraient les arbres originaux tandis que les 5 autres auraient été ajoutées plus tard. Du coup, niveau historique, on n’est peut-être pas dans quelque chose de « pur » mais au moins, contrairement à ce que j’ai pu voir ailleurs (dans des livres sur les runes notamment) Mickie Mueller le précise. On a donc 25 très jolies cartes, pour ceux qui possèdent les Crossroad oracles (Hidden Path et Well Worn Path) de Grimassi et Taylor, les cartes du Voice of the Trees font exactement la même taille, le carton fin utilisé et le fini sont également identiques (normal me direz-vous car les jeux viennent de la même maison d’édition, Llewellyn).  Alors du coup, 25 cartes, c’est à la fois pas mal pour un oracle et assez peu. Peu, sans doute parce que je suis habituée au tarot et à des oracles avec plus de lames. Beaucoup parce qu’on est quand même dans un jeu avec un système propre et des symboles qui ne sont pas forcément ceux que l’on retrouve traditionnellement dans les oracles. Il faut s’habituer à travailler avec les arbres et du coup 25 cartes, c’est déjà pas mal, d’autant plus que celles-ci ont des significations renversées ce qui multiplie les possibilités (et les trucs à retenir au début).

D’un autre côté, dans le cas de ce jeu, on n’est pas en présence d’illustrations de l’arbre associé à la carte uniquement ou juste du symbole. Pour rendre ce jeu accessible, Mickie Mueller a illustré les cartes, elle a représenté la signification des arbres en les mettant en scène avec des humains ou des animaux. Cela rend les cartes plus vivantes d’une part et plus faciles à interpréter de façon purement intuitive d’autre part. Le symbole de l’ogham est dessiné sous forme de morceau de bois gravé en bas à droite de la carte, du coup on peut aussi s’y reporter si on le souhaite. L’organisation des cartes sous cette forme est vraiment ce qui m’a le plus mise à l’aise, j’avais un peu peur de ne pas accrocher avec ce type de jeu parce qu’en admirer les images c’est une chose et l’utiliser en est une autre. On a à la fois le côté celte, l’introduction à l’Ogham et en même temps, on reste dans les limites d’un oracle traditionnel dans ce qui est de l’aisance d’utilisation. Car oui, ce jeu est, pour moi en tout cas, avant tout une introduction. Je pense que l’on peut aller assez loin avec mais ce que j’en ressens (n’étant une pro de l’ogham) pour l’instant c’est principalement une certaine facilité d’abord. Cela pourra paraître étrange mais je pense presque au mot ergonomie.

P1070122

En termes d’utilisation, portés par un livre plutôt pas mal, on est donc vite à l’aise avec les cartes. L’auteure a su imprégner chaque carte de l’essence de l’arbre qu’elle représente. Au sens propre comme au figuré puisque qu’elle a utilisé des infusions réalisées à base des essences de chaque bois comme eau pour ses aquarelles. Je trouve qu’on le ressent assez dans l’intensité de l’image. Pour l’instant, j’ai trouvé les messages très pertinents même si j’ai encore du mal à cerner cet oracle. Sa façon de « parler » est plutôt directe et terre à terre même si parfois difficile à saisir au premier abord. Le côté direct n’est pas aussi présent qu’avec l’Oracle de la Triade ou le Osho Zen Tarot (surtout le dernier qui avec moi en tout cas n’est pas très diplomate), mais les réponses aux questions sont là, que l’on veuille où pas les entendre, très objectives.

Bref, en résumé, un oracle que j’aime beaucoup et qui à mon avis fait une jolie introduction au monde de l’ogham, les dessins de Mickie Mueller sont toujours aussi inspirants pour moi et j’adore la taille des cartes (qui décidément est bien pratique, ni trop grande ni trop petite). Seul bémol, il faut souvent prendre un peu de recul pour pouvoir correctement l’interpréter, mais est-ce vraiment un bémol ? Pour un jeu de moins de 30 cartes je trouve vraiment les réponses complètes et précises, c’est surement dû à la richesse de la symbolique des arbres.

Site internet de l’auteur

Site internet du jeu

Blog de l’auteur

Ma vidéo sur ce jeu, plutôt orientée autour de mes premières impressions

Review du Mardi #3 La Chamane Blanche d’Olga Kharitidi

Encore un livre pour cette semaine dans la review du mardi. Cette fois-ci il s’agit d’un petit bouquin que j’ai lu il y a quelque chose comme deux ans et qui m’avait beaucoup plu : La Chamane Blanche d’Olga Kharitidi. Je fais cette review de mémoire mais comme ce livre assez court m’avait fait une impression étrange, ce n’est pas forcément trop dur.

Cet ouvrage assez court ( ??? pages) raconte l’histoire d’une psy, l’auteure, qui accompagne une amie souffrant d’une maladie pour laquelle la médecine moderne ne semble pouvoir rien faire, voir une chamane au fin fond de la Sibérie pour tenter un traitement différent. D’abord très sceptique, ses expériences dans cet endroit reculé vont changer sa vision du monde profondément. Ce que j’ai trouvé particulièrement frappant et amusant, c’est que l’on sait, on sent que l’auteur a écrit ce livre après ce changement de vision des choses. Logique me direz-vous, mais ce que je veux dire par là c’est que l’on ressent au début sa volonté de dépeindre la réalité et son état d’esprit du moment, avant cette rencontre, mais que contrairement à un journal qui aurait été écrit au fur et à mesure, on voit à travers les lignes que l’auteure a déjà changé. Il y a un recul, une perspective dans sa façon décrire qui le laisse sentir et c’est assez particulier.

Pour en revenir au contenu, Olga Kharitidi présente son expérience avec la chamane sibérienne telle qu’elle l’a vécu, de façon très intense et personnelle, intime même. Cela m’a permis de plonger dans le livre rapidement et d’en visualiser le contenu sans difficulté. Je ne vais pas dire que j’ai adoré ce livre, d’ailleurs, quand je dis que je l’ai beaucoup aimé ce n’est pas tout à fait vrai dans le sens où ce n’est pas un livre qui fait rêver, le style d’écriture n’a rien à voir avec du Poe par contre, c’est un livre qui change et fait réfléchir. Je me souviens d’avoir lu des critiques à l’époque qui étaient mitigées, ayant tendance à le comparer avec d’autres œuvres du même style sur le chamanisme. Je trouve cela dommage dans le sens où à mon sens, ce livre a parfois été « vendu pour ce qu’il n’est pas ». Il ne s’agit pas du tout d’un « manuel » sur le chamanisme, on peut même dire qu’il ne s’agit pas d’un livre sur le chamanisme tout court en ce qu’il traite tient plus de l’expérience personnelle que du chamanisme pur.

Je me souviens avoir adoré le fait qu’il traitait de chamanisme sibérien par contre mais je ne peux pas dire honnêtement que c’est un ouvrage que j’ai pris plaisir à lire parce que plaisir n’est pas le mot ici. Il est très certainement intéressant cela dit, il m’a poussée à certaines réflexions sur moi-même, le monde dans lequel j’évolue… mais il n’a pas non plus changé dramatiquement ma vie. Cela dit, sa lecture a laissé un sentiment étrange, un peu comme un arrière-goût qui reste longtemps après la dernière bouchée. Je l’ai presque plus apprécié plus tard, en y repensant avec un peu de recul que sur le moment.

Le livre se divise en deux parties, la première relate la visite en Sibérie de l’auteur, dans la seconde elle est de retour dans le monde moderne et citadin qu’elle a quitté au début du livre. Pour être honnête je me souviens de passages qui étaient assez bizarres, de théories un peu New Age avec lesquelles je n’avais pas du tout accroché…

En conclusion, ce n’est pas un livre bien écrit (ou bien traduit) et pas forcément un livre que l’on adore mais c’est un livre étrange et intéressant qui m’a laissée perplexe et la tête pleine d’interrogations. Malgré le fait qu’il soit assez court, il m’avait fallu un certain temps pour le lire, sans doute à cause du style peu fluide et d’un contenu très… différent.

182524448465435

Spiritualité, matérialité et priorités

C’est un article qui s’annonce long et brouillon.

Les rencontres païennes que j’ai pu faire ici, au Pays de Galles ont eu sur mon cheminement un impact plus important que je l’aurais imaginé. Tout d’abord, j’ai rencontré des gens géniaux, différents et tout une culture autour du paganisme qui n’existe peut-être pas de la même façon en France. Avant de partir, j’étais en plein questionnement sur ma spiritualité et la façon dont je la vivais et la matérialisais au quotidien. Ce n’était pas forcément un questionnement conscient d’ailleurs, en tout cas pas entièrement. En un sens, je savais que quelque chose était déséquilibré mais en même temps je me disais qu’après tout tant que cela fonctionnait, même à moitié, pas la peine de s’inquiéter. Imaginez une pile de vaisselle salle dans un évier sur laquelle on rajoute assiettes et verres sans trop s’en préoccuper parce que tant que cela ne s’écroule pas tout va bien.
Ma spiritualité c’était plus ou moins ça. Je perdais une énergie folle à essayer de faire tenir les assiettes en équilibre. Attention, je ne dis pas que je remets en question tout ce que j’ai pu pratiquer ou apprendre ces dernières années ! Loin de là, je n’envisage pas du tout de l’abandonner et je ne l’ai jamais fait. Ce que je veux dire c’est que ma pratique est éclectique, très, trop peut-être pour rentrer dans un cadre. D’ailleurs, j’ai vite abandonné l’idée, j’avais bien essayé de me conformer à la wicca pendant un temps il y a quelques années mais force était de constater que cela ne pouvait pas le faire. J’avais alors abandonné les cadres et opté pour quelque chose de complètement free style (ou presque) et cela m’a plus ou moins convenu pendant un temps. Le problème quand on abandonne toute forme de dogme c’est que la spiritualité devient à certains moments brouillon, vraie et intense mais elle manque parfois de cohérence.

Cette cohérence, je me suis longtemps interrogée dessus et demandée si elle était conditionnée par l’absence d’une communauté physique. Je ne pense sincèrement pas qu’il existe une vraie réponse à cette question, déjà parce que le concept même de cohérence dont je parle est avant tout lié à un ressentit personnel.

En arrivant en Grande Bretagne, j’ai commencé à assister au fameux Pagan Moot de la PFI. Pour être entièrement honnête, sur le chemin pour aller au premier j’étais à la fois excitée de cette nouvelle expérience et en même temps j’avais un peu peur de me retrouver au milieu de new ageux bien glauques comme on en trouve par chez nous. Et puis il y avait aussi cette partie de moi qui a pendant longtemps eu du mal avec la PFI, pas forcément en elle-même mais surtout en tant que concept, je crois que c’est l’un des dommages collatéraux d’une France sectophobe dont la prévention tend pas mal vers de la paranoïa.

Le fait est que cette première expérience s’est révélée très enrichissante, tant sur le plan spirituel (il est toujours positif de confronter ses croyances à celles des autres de façon constructive) qu’humain. J’ai pleinement pris conscience de certains aspects du paysage païen francophone et pas forcément en négatif. Certes, désolée pour mes compatriotes païens, je considère le Royaume Uni comme une sorte d’Eldorado du paganisme (avec ses défauts quand même, parce que contrairement à certaines apparences, tout n’est pas toujours facile ici non plus). Mais en même temps, cela m’a permis de prendre un recul nécessaire par rapport à la communauté en France et à ce qu’elle pourrait devenir dans un futur pas si lointain.

Bref tout ça pour dire que ces rencontres que j’ai faites ainsi que  l’environnement ici, m’ont permis de remettre un certain ordre dans ma spiritualité. Je ne parle pas d’y coller des cadres de partout, simplement de ranger un peu, concepts et croyances parce qu’en fin de compte, une fois ordonnés, elle est là cette fameuse cohérence que je cherchais partout. J’avais dû la perdre sous la pile d’assiettes ;)

La vie est tellement plus simple quand on est en phase avec sa spiritualité ! On a déjà beaucoup moins mal à la tête, tout est plus doux, plus fluide en un sens. La pratique aussi prend un tout autre sens, une toute autre mesure. On en arrive donc au sujet de ce post (oui oui, on y arrive juste, alors faites-vous un thé, parce que ce n’est pas fini ^^).

Je n’ai jamais eu de doute sur ma spiritualité dans sa globalité, pas de doute de ceux qui vous donnent parfois envie de tout envoyer en l’air en tout cas. Cela dit, comme je l’ai écrit, même si je croyais, je me suis parfois demandé si la façon dont je croyais n’était pas déséquilibrée en un sens,  c’est un sentiment sur lequel il est assez difficile de mettre des mots, cette sensation de se sentir ballottée sans vraiment arriver à reprendre son équilibre. Or, pour ceux qui me lisent depuis quelques temps (l’article n’est plus si récent), je considère la spiritualité comme un jeu d’équilibres. En relisant un texte que j’avais écrit en 2011, je me suis rendue compte que ma vision des choses n’avait pas changée, mais qu’au lieu de gracieusement me balader sur le fil en question, j’étais plutôt tel Indiana Jones, en train d’essayer de ne pas m’écraser au fond du ravin.

Le fait est que quand vous ne perdez pas une grande partie de votre énergie à essayer de vous maintenir sur la corde-spiritualité, quand vous vous promenez avec équilibre et stabilité, votre vision des choses évolue. Le ravin, n’est plus menaçant, vous profitez de la vue, du vent dans vos cheveux, tout simplement du voyage.

Il m’aura fallu mettre les 2/3 de ma spiritualité entre parenthèses puis m’expatrier pour arriver à admirer la vraie beauté du chemin sur lequel j’avance depuis si longtemps. Du coup, ma perception du quotidien autant que de ma pratique à évoluée, les assiettes se sont rangées d’elles-mêmes, sans finalement avoir besoin de l’énorme ménage de printemps que je redoutais. Tout s’est fait tout seul, sans même que je m’en rende compte. Finalement je m’en suis aperçu il y a seulement quelques jours. Je repensais à une discussion que j’avais eu avec un membre du moot croisé à Wyrdfest. Après une conférence géniale donnée par un druide, nous avions bavardé quelques instants sur l’OBOD et les cours donnés pas cet ordre.

Pour ceux qui ne sont pas familiers du terme, l’OBOD est l’Ordre des Bardes Ovates et Druides (en vo, the Order of Bards, Ovates and Druids), une organisation qui réunit  de nombreux druides (dont la majorité des druides d’outre-Manche) et propose entre autres choses des séminaires, conférences et un cursus druidique.

Nous avons donc abordé, rejoint par un autre membre du moot (nous étions presque tous à Wyrdfest ce week-end-là ^^) le sujet de la formation offerte par l’OBOD, rapidement hein, mais comme on en avait déjà parlé au moot précédent cela m’a donné envie d’y jeter un œil. Certains (pas mal en fait) des membres du moot l’ont suivi ou la suive et de ce que j’ai pu en voir, c’est vraiment quelque chose de complet et d’intéressant. Bref, j’ai donc décidé d’aller sur leur site pour me renseigner un peu plus. C’est amusant, parce que l’on m’avait déjà parlé de cette formation il y a quatre ou cinq ans. Je me souviens à l’époque d’avoir trouvé le concept chouette mais de m’être fait la réflexion que franchement, je n’étais pas sure de vouloir investir financièrement parlant ce qui me semblait être une grosse somme pour cela. C’est amusant parce qu’en retournant sur leur site, je savais déjà que les informations que j’allais lire concernaient une formation payante mais je me suis rendue compte que le principe même de payer pour recevoir une formation spirituelle ne me posait plus de problèmes. Je n’ai jamais critiqué le fait de faire payer une formation, j’ai conscience de la quantité de travail du formateur mais jusqu’à il y a quelques mois, je n’aurais jamais envisagé m’engager dans ce type de chose. Principalement, je n’aurais jamais considéré avoir la capacité (à ce moment-là) de m’investir pleinement dans ce type d’étude, or pour moi qui n’est pas des moyens immenses, c’était quelque chose d’indispensable avant de considérer m’engager dans cette voie.

Pourtant, j’ai autant de boulot qu’avant, plus de lectures, plein d’activités et non, malheureusement je n’ai pas volé un Tardis qui trainait sans surveillance sur Cardiff Bay. En fait, j’ai changé de perspective en plaçant ma spiritualité dans mes priorités. En gros, ce qui passe en premier c’est ma formation académique principalement parce que l’année me coute un bras et demi et que ma réussite conditionne mon futur emploi, en second, avant c’était les corvées, la famille, les activités diverses et variées, bref tout ce que l’on doit plus ou moins faire si on ne veut pas finir ermite dans une grotte au fin fond des Alpes, ensuite, une fois tout le reste terminé, j’essayais de garder un peu de temps pour ma spiritualité. Généralement, je ne m’en sortais pas trop mal, il y avait des hauts et des bas, des périodes où j’abandonnais certaines pratiques totalement, où je ne gardais que l’essentiel car le reste me pesait terriblement. J’ai revu mes priorités, ou plutôt mes priorités se sont revues d’elles-mêmes et ma spiritualité est revenue sur le devant de la scène. Sans doute est-ce dû au fait que comme ma pratique ne me demande plus autant d’effort, de contraintes qu’avant, comme elle est plus fluide, j’y viens naturellement, sans me forcer inconsciemment.

Pour en revenir aux cours de l’OBOD, je me suis pour la première fois vraiment posée la question de me lancer dedans, pour l’instant rien n’est décidé, mais le simple fait que je me sois interrogée sur le sujet en dit long.

J’en ai discuté avec une amie ici qui m’a fait remarquer que la formation n’était pas donnée, £18 par mois quand on habite en France. Pour ce prix-là, on reçoit chaque mois les cours par la poste (ce que je trouve vraiment chouette, parce que j’aime bien avoir un support matériel quand il s’agit d’étudier). Mais en fait, en continuant à en parler, ce n’est pas si cher que ça, comme je lui ai fait remarquer, c’est plus ou moins le prix de certains livres neufs, et cela fait moins d’1€ par jour, autrement dit, le prix de mon café quotidien quand je suis en France et que je me lève tôt. Elle a réfléchit et finalement m’a dit que vu comme, ça ce n’était pas quelque chose d’impossible à s’offrir, à condition d’accepter de se passer de café, car quand on a un budget serré, parfois on est à 1€ près.

C’était vraiment, étrange de réaliser que finalement, enfin, j’étais pour faire simple, prête à sacrifier un café au profit de mon cheminement spirituel.  En réalité, le café n’est pas le seul sacrifice puisqu’une telle formation implique un certain engagement personnel qui se traduit par un investissement en termes de temps. Ce n’a d’ailleurs jamais vraiment été l’aspect financier qui me bloquait mais plutôt ce fameux « manque de temps ».

Alors certes, je vais manquer de temps, j’en manque déjà, mais je me suis rendue compte que finalement ce n’était pas si grave. La société s’attend à ce que nous fassions un million de choses en un temps limité, en conséquence, nous sommes stressés et avons l’impression de perdre pied ou de n’avoir rien réalisé dès que nous essayons de lever le pied.
Et puis, manquer de temps pour quoi ? Pour regarder le dernier épisode de telle série ? Passer 2h sur facebook ? J’ai longtemps voulu arriver à faire ce que les gens autour de moi, que je considérais ayant du succès, faisaient. J’avais peut-être mis la barre trop haute ? Ou tout simplement je m’imposais des choses qui ne me convenaient pas. Un peu comme avec ma spiritualité, j’essayais d’empiler des assiettes en maintenant un équilibre précaire, un flux tendu qui n’était pas sain.

Bref, j’ai eu quelques moments de clarté voir d’illumination dernièrement principalement sur des choses qui se sont mises en place récemment et sans même que je m’en rende compte.

Si vous êtes arrivés jusqu’ici sans aspirine, bravo ! :)

Skittles magic…

Skittles magic...

… ou l’effet dévastateur de la rédaction d’un mémoire sur mon cerveau… vivement que ces fichus dossiers soient rendus ^^

Review du Mardi #2 The Simple Sabbat de Flora Peterson

The Simple Sabbat : A family friendly approach to the eight pagan holidays.

flora book

Ecrit par Flora Peterson (CharmingPixieFlora sur YouTube), ce livre est un petit bouquin qui présente les sabbats et leur célébration dans le cadre familial de façon claire et pratique. Destiné en premier lieu aux familles avec des enfants, il ne leur est pas réservé puisqu’il regorge d’idées et d’infos utiles. Ce qui caractérise le contenu de ce livre c’est avant tout la simplicité de mise en œuvre des propositions de Flora. D’ailleurs, beaucoup des activités proposées ont fait l’objet d’une vidéo sur sa chaine, ce qui est plutôt chouette si vous voulez visualiser la chose.

Après quelques pages d’introduction, le premier chapitre présente de façon claire et concise la Roue de l’Année. On n’est pas du tout dans quelque chose de long, c’est très court, cela se lit très facilement et globalement tout y est. Ce livre n’a pas vraiment pour objectif d’expliquer la Roue de l’Année, mais plutôt de donner des pistes pour la célébrer. Cela dit, je trouve la façon qu’à Flora d’expliquer très agréable et surtout très abordable, notamment pour les non-païens.

Dans le second chapitre, on aborde les rituels de sabbat  sous deux formats : un long/classique et un plus simple/court pour les familles avec de jeunes enfants. Flora en profite pour rapidement présenter les éléments et les outils nécessaires au rituel (ces derniers sont très basiques, on est avant tout dans un livre pratique, pas dans un catalogue de vente d’athamé hors de prix et c’est très agréable !). Les rituels proposés sont plutôt sympa quand on aime ritualiser (perso, j’aime improviser ^^), les symboles et mots de pouvoir sont bien choisi et j’ai aimé le fait d’avoir une trame commune pour tous les sabbats. Ça peut sembler idiot, mais beaucoup de livres proposent un rituel spécifique par sabbat, celui-ci propose une trame que l’on peut adapter à sa guise, au sabbat et à ses pratiques.

Les chapitres suivants abordent les sabbats, donnant des informations sur la date, la symbolique du sabbat, la forme du dieu et de la déesse à ce moment de l’année (on est ici sur un format duotéiste !), les couleurs, la déco de l’autel et… les activités.
Ces dernières sont la partie centrale et la plus développée du livre, sans doute parce qu’il est plus facile d’appréhender les sabbats et leur célébration dans le cadre familial en passant par le biais d’activités communes et ludiques.
Flora donne à chaque fois une longue liste de choses à faire en accord avec la saison, puis, elle s’attarde sur la préparation d’huiles, d’encens et des recettes de cuisine de saison avant d’attaquer les tutoriels de certaines des activités. C’est « crafty » et on en redemande.

Le côté « bricolage » est aussi utile pour les petits que pour les grands, ça rend la célébration plus tangible et permet de mettre doucement en place un ensemble de traditions familiales.

Le livre se termine sur une recette de biscuits à utiliser pour les sabbats/esbats/rituels, plus facile (à mon avis, pour avoir testé les deux recettes ;) ) que celle de Cunningham, ces biscuits sont vraiment passe partout et sont parfaits comme offrandes !

Globalement ce livre est donc simple et clair et on y retrouve la fraicheur de Flora. Personnellement, je n’ai pas utilisé les rituels proposés, j’ai déjà les miens et ma propre façon de célébrer la Roue de l’Année. Cela dit, j’ai beaucoup aimé lire ce livre et redécouvrir certains aspects des sabbats. Les recettes d’huiles et d’encens sont vraiment sympa et les recettes de cuisine… hum !
Pour ma part, j’ai opté pour la version kindle pour son prix (moins de 3€) car je n’étais pas sure d’avoir vraiment l’utilité d’un énième livre sur les sabbats et parce que comme ça, il ne prend pas de place :)
Au final c’est un livre qui n’est pas indispensable mais que je suis tout de même contente d’avoir lu et d’avoir sous la main ^_^

Si vous n’êtes pas sûr d’accrocher avec le contenu, vous pouvez retrouver la version vidéo de tous les tutoriels ou presque sur la chaine de Flora (s’ils y sont toujours disponibles).

Le site de l’auteure

L’ancienne chaine Youtube de l’auteure (celle sur laquelle vous trouverez les vidéos relatives au livre)

Interview du Voice of the trees

J’ai décidé d’utiliser le tirage de Laura pour interviewer le Voice of the Trees reçu la semaine dernière. Pour l’instant, je me suis contentée avec cet oracle de tirer une carte du jour, histoire de me familiariser avec les arbres utilisés et leur symbolique. Les tirages en question ont été assez intéressants, du coup, je me suis dit qu’une interview pourrait être un plus avant de me lancer dans des tirages plus élaborés.

P1070165

1) Quelle est ta caractéristique la plus importante ?

M’utiliser demande une certaine discipline et de l’implication car travailler avec moi demande une certaine concentration et un état d’esprit particulier. Pour que je te sois utile un certain travail est nécessaire et il faut savoir être patient.

2) Quelles sont tes forces ?

Je permets de dépasser obstacles et tensions, avec moi les blocages se dissolvent. Je suis un jeu dont les conseils permettent de passer à travers les situations difficiles.

3) Quelles sont tes limites ?

Je suis un jeu passionné et puissant, je n’accepte pas le compromis et je ne fais pas dans la demi-mesure. Si tu ne veux pas réellement entendre la réponse à la question que tu poses, ne m’utilise pas.

4) Que vas-tu m’apprendre ?

Avec moi tu vas apprendre à surmonter les coups durs et les situations négatives, je vais t’apprendre à les transformer en quelque chose de positif et à voir que la solution est souvent sous tes yeux.

5) Quelle est l’issue potentielle de notre relation ?

Travailler avec moi implique la volonté de faire face à ses responsabilités dans une situation négative. Je ne suis pas le jeu quotidien mais celui que l’on ne sort qu’avec respect pour demander conseil.

6) Quelque chose d’autre à me dire ?

On m’utilise dans des situations qui semblent désespérées, souvent dans un état où les émotions obscurcissent le jugement et l’intuition. Il est important de prendre du recul pour pouvoir comprendre les conseils que je donne.

Globalement, cette "interview" me laisse avec un sentiment étrange, cela dit, je vais suivre le conseil de la sixième carte, laisser de côté ce tirage pour le moment et y revenir dans quelques jours.

Review du Mardi #1 Hedge Witch de Rae Beth

P1070126Cet après-midi, j’avais prévu de filmer quelques vidéos mais comme à chaque fois que je prévois quelque chose… ça bug !
Impossible de filmer donc, pas pour l’instant en tout cas du coup je me lance dans ma première review du mardi avec un livre que j’aime beaucoup.

Hedge Witch de Rae Beth, n’a pour moi d’hedge witchery que le nom, ce qui ne l’empêche pas d’être un ouvrage dont j’ai apprécié la lecture. Ce qui m’a plu c’est à la fois la forme assez originale et le fond plutôt intéressant, la combinaison des deux est pour moi la formule magique.

Je parle d’une forme originale ou plutôt d’un format original car ce livre est en fait une compilation des lettres que Rae Beth a envoyées à ses étudiants et dans lesquelles elle répond à leur question concernant le paganisme et la magie. Tous les sujets ou presque y passent, du concept de divinité aux célébrations des sabbats. Au fil des lettres, on récolte idées et rituels, poèmes et incantations. Ce qui m’a le plus plu, c’est le fait que l’on a l’impression que les lettres nous sont adressées, cette sensation de l’auteur est là, à côté de nous à nous conseiller est très agréable, surtout en période de « passage à vide spirituel ». C’est ce que pas mal de gens disent souvent des livres de Cunningham, que l’on a la sensation que l’auteur nous parle directement. Je ne suis pas fan du style de Cunningham malheureusement mais j’ai trouvé dans ce livre, la fameuse sensation d’être guidée. Alors certes, certains n’accrocheront pas forcément avec le style de Rae Beth mais perso, j’ai adoré ce côté simple, poétique et direct.

Les lettres s’étalent sur 1987 et 1988, on n’est donc pas dans de la sorcellerie moderne, en tout cas pas dans de la sorcellerie au temps d’internet et de la virtualité. L’auteure est britannique, ce qui « colore » aussi à la fois le style d’écriture et de pratique. Dans mon cas, cela m’a permis de me sentir plus « proche » (géographiquement tout du moins) du texte et le fait que cette correspondance date de plus de vingt ans ne m’a pas gêné, je n’ai pas senti cette fracture temporelle.

Ce petit bouquin d’un peu moins de 200 pages m’a aussi redonné envie d’écrire, quand on le lit on en vient presque à se questionner sur l’intérêt des technologies de communication actuelles. On redécouvre le plaisir de lire et d’écrire des lettres, d’avoir un support papier à sa correspondance et on regrette presque que le livre ait été imprimé et que l’on ne puisse pas profiter de la calligraphie de l’auteur.

Je pense depuis quelques temps me procurer d’autres ouvrages de Rae Beth. Histoire de pouvoir les déguster, avec une bonne tasse de thé ou sous un arbre. Pour Hedge Witch, deux solutions s’offrent au lecteur. On peut le lire comme n’importe quel livre, d’une traite ou bien lire les lettres à la date à laquelle elles ont été écrites. On lit alors le livre sur presque deux ans, on distille la correspondance au fil des mois… à chacun sa préférence …

Site internet de l’auteure

Review du mardi : principe

J’ai décidé de mettre en place une routine de reviews (livres, films, séries… etc) chaque mardi, histoire d’être sure de mettre le blog à jour au moins une fois par semaine et de vous présenter quelques uns de mes coups de cœur. J’ai pas mal de livres/films/séries sur lesquels j’aimerais faire des posts. Certains thèmes tournent autour du paganisme, d’autres non.

La plupart sont en anglais, pour la bonne raison que l’écrasante majorité de mes lectures depuis le collège est en anglais, cela dit, dans les cas où les ouvrages en questions sont disponible dans la langue de Molière, cela sera signalé et accompagné d’un lien ;)
Idem pour les films et séries, je regarde quasi exclusivement en VO, majoritairement en anglais mais aussi en espagnol, en japonais, en italien ou en allemand (oui tout ça tout ça ^^) et en français pour les productions francophones of course ^^

Si vous souhaitez vous lancer aussi dans La Review du Mardi, faites-le moi savoir, j’irai jeter un œil chez vous !

 

Cardiff Castle, the library

Cardiff Castle, the library

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 187 followers