Review du Mardi #3 La Chamane Blanche d’Olga Kharitidi


Encore un livre pour cette semaine dans la review du mardi. Cette fois-ci il s’agit d’un petit bouquin que j’ai lu il y a quelque chose comme deux ans et qui m’avait beaucoup plu : La Chamane Blanche d’Olga Kharitidi. Je fais cette review de mémoire mais comme ce livre assez court m’avait fait une impression étrange, ce n’est pas forcément trop dur.

Cet ouvrage assez court ( ??? pages) raconte l’histoire d’une psy, l’auteure, qui accompagne une amie souffrant d’une maladie pour laquelle la médecine moderne ne semble pouvoir rien faire, voir une chamane au fin fond de la Sibérie pour tenter un traitement différent. D’abord très sceptique, ses expériences dans cet endroit reculé vont changer sa vision du monde profondément. Ce que j’ai trouvé particulièrement frappant et amusant, c’est que l’on sait, on sent que l’auteur a écrit ce livre après ce changement de vision des choses. Logique me direz-vous, mais ce que je veux dire par là c’est que l’on ressent au début sa volonté de dépeindre la réalité et son état d’esprit du moment, avant cette rencontre, mais que contrairement à un journal qui aurait été écrit au fur et à mesure, on voit à travers les lignes que l’auteure a déjà changé. Il y a un recul, une perspective dans sa façon décrire qui le laisse sentir et c’est assez particulier.

Pour en revenir au contenu, Olga Kharitidi présente son expérience avec la chamane sibérienne telle qu’elle l’a vécu, de façon très intense et personnelle, intime même. Cela m’a permis de plonger dans le livre rapidement et d’en visualiser le contenu sans difficulté. Je ne vais pas dire que j’ai adoré ce livre, d’ailleurs, quand je dis que je l’ai beaucoup aimé ce n’est pas tout à fait vrai dans le sens où ce n’est pas un livre qui fait rêver, le style d’écriture n’a rien à voir avec du Poe par contre, c’est un livre qui change et fait réfléchir. Je me souviens d’avoir lu des critiques à l’époque qui étaient mitigées, ayant tendance à le comparer avec d’autres œuvres du même style sur le chamanisme. Je trouve cela dommage dans le sens où à mon sens, ce livre a parfois été « vendu pour ce qu’il n’est pas ». Il ne s’agit pas du tout d’un « manuel » sur le chamanisme, on peut même dire qu’il ne s’agit pas d’un livre sur le chamanisme tout court en ce qu’il traite tient plus de l’expérience personnelle que du chamanisme pur.

Je me souviens avoir adoré le fait qu’il traitait de chamanisme sibérien par contre mais je ne peux pas dire honnêtement que c’est un ouvrage que j’ai pris plaisir à lire parce que plaisir n’est pas le mot ici. Il est très certainement intéressant cela dit, il m’a poussée à certaines réflexions sur moi-même, le monde dans lequel j’évolue… mais il n’a pas non plus changé dramatiquement ma vie. Cela dit, sa lecture a laissé un sentiment étrange, un peu comme un arrière-goût qui reste longtemps après la dernière bouchée. Je l’ai presque plus apprécié plus tard, en y repensant avec un peu de recul que sur le moment.

Le livre se divise en deux parties, la première relate la visite en Sibérie de l’auteur, dans la seconde elle est de retour dans le monde moderne et citadin qu’elle a quitté au début du livre. Pour être honnête je me souviens de passages qui étaient assez bizarres, de théories un peu New Age avec lesquelles je n’avais pas du tout accroché…

En conclusion, ce n’est pas un livre bien écrit (ou bien traduit) et pas forcément un livre que l’on adore mais c’est un livre étrange et intéressant qui m’a laissée perplexe et la tête pleine d’interrogations. Malgré le fait qu’il soit assez court, il m’avait fallu un certain temps pour le lire, sans doute à cause du style peu fluide et d’un contenu très… différent.

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Une réflexion sur “Review du Mardi #3 La Chamane Blanche d’Olga Kharitidi

  1. Et c’est ce qui est très intéressant dans ce livre, lorsqu’on le raconte à un enfant. L’on se prend aisément au jeu de l’histoire. L’on rentre facilement dans le rôle de grand narrateur de conte (à atteindre le niveau de Lorenzo Pancino du blog Maxxivoice), prenant tantôt la petite voix de la petite fille triste ou la grosse voix du méchant esprit des bois incarné pour l’occasion en panthère noire. Mais ne nous y méprenons pas : si l’on rentre ainsi aussi facilement dans cette fonction de conteur, ce n’est pas par vertu. C’est bel et bien parce que l’histoire fonctionne. Une histoire simple mais qui mêle, manipule et provoque différents sentiments, ressentis unitaires qui s’enclenchent presque mécaniquement chez l’enfant devant la situation vécue par procuration face au récit et aux personnages.

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